Agence France Presse – L’armée américaine a arrêté lundi à Bagdad douze Irakiens, dont le chef d’une cellule secrète, soupçonnés d’être "liés" aux Gardiens de la révolution iraniens et d’avoir facilité le transfert clandestin d’armes iraniennes en Irak, selon un communiqué de la coalition.
Au cours de plusieurs opérations coordonnées menées lundi à l’aube à Bagdad, "les forces de la coalition ont capturé un Irakien soupçonné de liens avec la force Qods (unité d’élite des Gardiens de la révolution iraniens), et onze autres suspects", indique ce communiqué.
Ces opérations "visaient un chef des Groupes spéciaux, directement lié à plusieurs autres leaders terroristes opérant dans et autour de Bagdad", selon l’armée américaine.
Les douze personnes interpellées "sont soupçonnées d’être impliquées dans le transfert et le stockage d’armes venues d’Iran utilisées pour mener des attaques" en Irak.
Ce groupe est également impliqué "dans la fabrication et la distribution d’engins piégés à charge creuse, et le soutien à des opérations terroristes étrangères", affirme le communiqué.
Dans la terminologie utilisée par l’armée américaine dans ses communiqués de presse, les "Groupes spéciaux" désignent des cellules secrètes de miliciens extrémistes chiites soutenus par l’Iran.
Ces "Groupes spéciaux" seraient les principaux bénéficiaires du flux clandestin d’armes et de munitions iraniennes vers l’Irak, dénoncé avec véhémence depuis plusieurs mois par Washington.
Ils seraient responsables de nombreuses attaques contre les troupes américaines, qui multiplient depuis juillet les opérations pour tenter de démanteler leurs réseaux.
Ce lundi, "six personnes ont été arrêtées sans incident sur le premier objectif" et six autres dans deux autres endroits, toujours selon le même communiqué.
Un véhicule "a approché le périmètre de sécurité" et ne s’est pas arrêté malgré des tirs de semonce. "Le véhicule a été détruit par des tirs de mitrailleuse et son chauffeur a été tué", précise l’armée américaine.

