mercredi, février 8, 2023
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Ils sont 15.000 à demander un changement de politique iranienne de la France

et la justice pour la Résistance en Iran

CNRI – Bien que tous les projecteurs des médias soient braqués sur les candidats à la présidentielle avec une nette préférence pour la politique intérieure, les Français qui doivent se prononcer, restent à juste titre vigilants sur les valeurs de la république. Ils s’élèvent et s’indignent quand elles sont gravement mises en danger et quand les lignes rouges sont franchies.

Une de ces lignes rouges, c’est l’état de droit et là, ils sont 15.000 à dire « stop » au gouvernement qui s’arroge les pleins pouvoirs en matière de politique étrangère et donne une image détestable de la France en Iran, puisque c’est de ce grand peuple dont il s’agit.

Paradoxe pour le moins, que le gouvernement d’une république laïque en viennent à soutenir une dictature religieuse intégriste et à réprimer les forces vives qui appellent à la démocratie et à la laïcité. Paradoxe pour le berceau de l’état de droit de voir son pouvoir exécutif mépriser le verdict de la Cour européenne de justice et pousser le reste de l’UE à prendre le même chemin ; incitation à la débauche. Le régime des mollahs fait tache d’huile, ou plutôt de pétrole.

Voici donc en peu de mois 15.000 Français à avoir brandi un carton rouge au gouvernement sortant : nul n’est au-dessus des lois. Les intérêts mesquins de quelques multinationales ne vaudront jamais ni la liberté, ni l’égalité, ni la fraternité. Il est temps d’appliquer la décision de la justice européenne en sortant comme elle l’ordonne, le principal mouvement d’opposition démocratique iranien, les Moudjahidine du peuple (OMPI), de la liste du terrorisme, une liste en passe de devenir celles des Etats en flagrant délit d’infraction.

Les termes de la pétition sont limpides :

Ni guerre, ni concessions aux mollahs
Solidarité avec le peuple opprimé d’Iran
Justice pour les opposants iraniens

Les violations des droits humains en Iran, comme les exécutions politiques et publiques, les lapidations et autres châtiments cruels se sont multipliés depuis l’arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad.

Cette situation nous inquiéte profondément, en particulier la montée des exècutions politiques. Des dizaines de prisonniers politiques risquent d’être exécutés. Au cours du deuxième semestre de 2006, deux détenus politiques ont étè exécutés après avoir étè torturés. Dans cette situation, soutenir les victimes du régime en Iran est un devoir humain.

Malheureusement, durant des années, à cause de considérations politiques et économiques, et pour satisfaire le régime iranien, les droits des opposants et réfugiés iraniens ont étè piétinés sous des prétextes fictifs comme l’étiquette de terrorisme. Le 12 décembre dernier, la Cour européenne de Justice a annulé la décision du Conseil de l’Europe de placer l’opposition iranienne les Moudjahidine du peuple dans la liste du terrorisme, décision qui piétinait les droits fondamentaux. La justice a engagé le Conseil de l’Europe à retirer officiellement cette organisation de sa liste noire.

Le 17 juin 2003, en raison d’un marchandage avec Téhèran et sous prétexte de la liste du terrorisme, les bureaux du Conseil national de la Résistance iranienne et les domiciles de réfugiés iraniens en France ont étè les cibles d’une rafle. Trois ans et demi après, alors que le dossier s’avère clairement vide et qu’il n’existe aucune preuve contre les opposants iraniens, le dossier reste ouvert à la demande des mollahs et le peuple iranien et sa résistance en subissent les conséquences. Or à six reprises, le tribunal administratif a récusé les accusations portées contre les opposants.

En juin 2006, la Ligue des droits de l’Homme a déclaré dans un communiqué que la liberté d’expression et de rassemblement des opposants iraniens avait étè gravement entravée. Et qu’aucune considération diplomatique ou économique ne pouvait justifier la poursuite des atteintes aux libertés.

Nous exprimons notre indignation de voir sacrifier les opposants iraniens pour des intérêts économiques. Nous demandons la fermeture de ce dossier judiciaire en France et la fin de cette grande injustice.

Nous exprimons également notre inquiétude sur la course aux armes nucléaires du régime iranien qui menace la paix et la sécurité dans le monde. Nous croyons, comme l’a déclaré Maryam Radjavi, la dirigeante de l’opposition iranienne, que la solution à cette crise n’est ni une intervention militaire étrangère, ni la complaisance avec Téhèran. La solution est dans le changement démocratique qui se réalisera par le peuple iranien et sa résistance.