
« Nous allons très bientôt présenter un rapport au nom de « la justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran », a déclaré Tahar Boumedra, ancien responsable onusien en Irak à une conférence organisée en fin de semaine à la Maison de la Mutualité. Sur le thème « Appel à la justice : Mettre fin à l’impunité des auteurs de crimes contre l’humanité en Iran et en Syrie », la réunion rassemblait plusieurs personnalités, dont la présidente élue de la Résistance iranienne Maryam Radjavi et des dirigeants de l’opposition syrienne et des figures politiques, juristes et défenseurs des droits de l’Homme, notamment Fatoumata Dembele Diarra, ancien juge à la Cour pénale internationale et Sir Geoffery Robertson, Président de la Cour des Nations Unies pour la Sierra Leone.
Dans son intervention, l’ancien chef du bureau des droits de l’homme de l’UNAMI, a déclaré : « La raison pour laquelle je suis ici aujourd’hui c’est de discuter de ce qui reste à faire. Ce qui reste à faire dans le contexte de la justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran. Comme vous le savez, une association a été lancée cet été avec un programme ambitieux, qui est de traduire en justice ceux qui sont suspectés d’avoir commis des crimes contre l’humanité, les massacres qui ont eu lieu en 1988, d’essayer de les identifier, d’essayer également d’identifier les lois applicables, d’essayer d’identifier les juridictions susceptibles de traiter ces cas et d’essayer de monter un dossier pour l’Organisation des Nations Unies.
Les lois des Nations Unies se développent progressivement, il y a une commission des Nations Unies qui est en train de codifier et d’élaborer progressivement la loi, ce que nous espérons exploiter.
Il y a également beaucoup de choses qui se passent aux Nations Unies. Nous avons un nouveau secrétaire général des Nations Unies, nous avons beaucoup d’espoir en ce qui concerne son rôle dans la réorganisation des structures de l’ONU, qui sera en mesure d’examiner ces questions et de les aborder convenablement. Nous savons que le précédent Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme en Iran en a fait un peu, cela est en train d’être critiqué, cela est incomplet, ils auraient pu faire mieux, mais croyez-le ou non, ces Rapports ont suscité beaucoup de questions positives.
Parce qu’aujourd’hui, nous avons enregistré que des milliers de personnes sans défense ont été exécutées de manière extrajudiciaire. Donc, nous espérons et nous exhortons le nouveau Secrétaire général à relancer les procédures spéciales.
Vous savez tous que le Conseil des droits de l’homme n’est pas un conseil sur lequel nous pourrions compter pour traiter de ces questions. Vous savez que les membres du conseil sont surtout ceux qui sont réellement soupçonnés d’avoir commis des crimes graves, donc nous ne pouvons pas compter sur le Conseil des droits de l’homme tel qu’il se trouve aujourd’hui. Mais je suis sûr que le nouveau Secrétaire général examinera cette question et donnera plus d’importance et plus de pouvoir à ce conseil, et que ceux qui ont perpétré des violations des droits de l’homme seront interdits d’être membres de ce conseil.
Nous allons très bientôt présenter un rapport au nom de « la justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran ». Ce rapport tentera d’identifier les crimes, les lois, les juridictions. Le rapport s’efforcera d’être aussi objectif que possible, donc ce ne sera pas un rapport analytique, ce sera un rapport d’enquête. Donc, lorsque ce rapport sera prêt, nous espérons qu’il le sera au moment où le nouveau Secrétaire
général prendra ses fonctions, le rapport sera sur son bureau. Et je vous remercie beaucoup pour votre attention. »

