Jeudi 1er décembre 2016,
Selon le Washington Times, en plus du rapport du mois dernier du secrétaire général des Nations Unies détaillant l’augmentation des violations des droits de l’Homme en Iran, deux dissidents qui se sont récemment échappés ont raconté leur histoire d’abus personnels et ont affirmé que l’accord sur le nucléaire n’a fait que renforcer la répression et l’expansionnisme du régime.
Les deux dissidents, Shabnam Madadzadeh, 29 ans, Arash Mohammadi, 25 ans, ont raconté à Rowan Scarborough la brutalité à laquelle ils ont dû faire face alors qu’ils participaient à une protestation publique. Les deux dissidents ont été évacués clandestinement aux frontières de l’Iran grâce à un réseau clandestin dirigé par les Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI).
Les deux protestants ont raconté la haine étendue du régime et l’impression de trahison de la part de l’Occident qui ne fait rien pour soutenir les ambitions de démocratie. Mohammadi, arrêté pour avoir pris part aux protestations de 2009, a déclaré que les chants dans les rues disaient : « Obama, Obama, êtes-vous avec eux ou avec nous ? »
Madadzadeh a déclaré : « Rien n’a changé dans la vie des Iraniens. L’accord n’était qu’avec le régime. » L’argent délivré par la levée des sanctions est allé à l’exportation du terrorisme, au soutien du régime Assad et à la répression – elle a déclaré au Washington Times : « chaque négociation avec le régime sous-entendu une augmentation des exécutions en Iran. »
Madadzadeh est devenue célèbre en tant qu’étudiante organisatrice pendant le soulèvement populaire de 2009. Elle a été mentionnée dans les rapports de 2010 et 2011 du Département d’État sur les violations des droits de l’Homme. Le Département d’État a déclaré que Mlle Madadzadeh a été condamnée à cinq ans de prison pour propagande anti État. Son avocat n’était pas présent devant le tribunal ; les autorités l’avaient enfermé pour avoir protesté contre la peine de mort contre un adolescent.
Madadzadeh a été emprisonnée à plusieurs reprises, dont dans la tristement célèbre prison d’Évine et dans la section 209 dirigée par le ministère des Renseignements. Elle a déclaré avoir été battue, menacée de viol et soumise à de fausses exécutions. On a dit à Madadzadeh : « Exprime-toi contre les moudjahidines du peuple. » Elle ne l’a pas fait.
Selon le Washington Times, Mohammadi a été emprisonné deux ans pendant lesquels « les enquêteurs des services secrets l’ont battu et menacé. » On lui a offert de l’argent pour dénoncer les membres des moudjahidines du peuple et « pour devenir un réformiste accepté. » Mohammadi a refusé.
Les deux dissidents se sont exprimés à Paris lors de la conférence avec d’autres Iraniens opposés au régime iranien. Mohammadi souhaite devenir « la voix des opprimés ». Son message au président élu Donald Trump est le suivant : « La responsabilité du changement est la mienne et celle de ma génération. Nous sommes la force du changement. Si l’Occident souhaite avoir une bonne réputation en Iran, alors qu’il soit avec nous. Prenez part à la Résistance. L’Histoire se souviendra de vous en bons termes. C’est pour votre amélioration et celle des Iraniens. »

