CNRI – La dictature iranienne applique une politique répressive contre le libre accès à internet et filtre des millions de sites politiques, d’informations, ainsi qu’aux réseaux sociaux Facebook, Twitter ou Youtube.
Face à ces mesures scandaleuses, les jeunes iraniens utilisent des logiciels pour contourner la censure d’internet. Selon une étude menée par le ministère des Sports et de la Jeunesse du régime, « 69,3% utilisent des proxys (logiciels permettant de contourner la censure) pour aller sur internet ».
Le chef du Centre de recherche du ministère, Mohammad Taghi Hassanzadeh, cité par l’agence Isna, a précisé que cette étude a été réalisée entre mars 2013 et mars 2014 auprès de 15.000 Iraniens âgés de 15 à 29 ans.
Selon la même étude, 67,4% des jeunes interrogés utilisent internet, dont 19,1% pour chatter, 15,3% pour aller sur les réseaux sociaux, 15,2% pour se divertir. Seuls 10,4% d’entre eux y font des recherches scientifiques.
Mais on peut facilement trouver en magasin des VPN (Virtual private network) à un prix modique qui permettent de contourner la censure.
Une récente décision du gouvernement d’étendre la licence 3G à deux grands opérateurs téléphoniques iraniens a provoqué une polémique, certains conservateurs s’inquiétant de la possibilité pour les usagers d’utiliser la visiophonie. Le ministère des Télécommunications a confirmé que les services de visiophonie ne seraient pas ouverts sur le territoire.
En Iran, une organe, » le Groupe de travail pour l’identification des contenus délictuels caractérisés », est chargé de la censure sur l’espace cybernétique. Six ministres du gouvernement Rohani font parti de ce « groupe de travail » honorable!
Dans son rapport au Conseil des droits de l’homme, le 12 mars derniers, Ban Ki-Moon, le Secrétaire général des Nations unies, a déploré l’étendue des atteintes aux libertés fondamentaux sous le gouvernement Rohani. Il a cité le rapport du Dr Ahmed Shaheed, le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme en Iran, affirmant que « 50 millions de sites Internet sont filtrés » par le régime. « Il y a cependant une exception, et elle concerne les responsables du gouvernement qui, eux, ont un accès libre à tous les sites internet », a-t-il ajouté avec sidération.

