
Le Monde – Devant la 62e Assemblée général des Nations unies, mardi 25 septembre, Nicolas Sarkozy a prononcé son premier grand discours devant la communauté internationalé depuis son entrée en fonction, réaffirmant qu’un Iran en possession de l’arme nucléaire serait un "risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde".
Estimant que la communauté internationale ne doit pas "[faire] preuve de faiblesse face à la prolifération des armements nucléaires", il s’est dit favorable à ce que Téhéran accède "à l’énergie nucléaire à des fins civiles". "Cette crise ne sera résolue que si la fermeté et le dialogue vont de pair. C’est dans cet esprit que la France agira", a ajouté M. Sarkozy.
Ecartant tout voyage diplomatique français à Téhéran dans une interview au New York Times, lundi, le chef d’Etat avait laissé entendre qu’une rencontre pourrait toutefois avoir lieu "dans les couloirs de l’ONU". Une idée confirmée, mardi, par des sources diplomatiques iraniennes et françaises, indiquant que les ministres des affaires étrangères des deux pays, Manouchehr Mottaki et Bernard Kouchner, se rencontreraient dans l’après-midi.
"NEW DEAL ÉCOLOGIQUE ET ÉCONOMIQUE"
Alors que le thème officiel de l’Assemblée est la lutte contre le réchauffement climatique, le président français a demandé l’instauration d’"un New Deal écologique et économique" à l’échelle planétaire. Lancant un "appel solennel" pour que la communauté internationale "se donne les moyens d’assurer à tous les hommes l’accès aux ressources vitales, à l’eau, à l’énergie, à l’alimentation, aux médicaments, à la connaissance", il a estimé qu’une réforme de l’ONU était aujourd’hui indispensable.
"La France pense que nous n’avons plus le temps d’attendre, la France demande l’action, la France encourage l’action, la France sera au rendez-vous de l’action au service de la paix dans le monde", a-t-il lancé en fin de discours, sous les applaudissements des délégations internationales.

