mercredi, décembre 7, 2022
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Des parlementaires britanniques demandent une protection internationale pour les résidents du camp d’Achraf

Le Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran, 2 janvier – Les États-Unis ainsi que les Nations Unies ont une responsabilité particulière pour faire respecter les droits des 3400 opposants iraniens résidant actuellement dans le camp d’Achraf, dans la mesure où l’Irak bute sur son engagement de leur permettre un passage sûr au camp Liberty à Bagdad. Sans une action internationale nécessaire, le Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran s’oppose fermement au transfert des habitants au camp Liberty.

Quelque 3400 membres de l’OMPI, la principale opposition organisée au régime iranien, résident légalement comme réfugiés au camp d’Achraf depuis 25 ans, et durant cette période, ils ont transformé cette terre aride en une ville moderne. Ils ont été passés au crible neuf fois par les services américains et irakiens et tous ont été désignés comme « personnes protégées » en vertu de la 4ème Convention de Genève par la Coalition menée par les États-Unis en 2004.  De par le droit international, ce statut perdure jusqu’au règlement final de leur situation.

En dépit des assurances écrites données aux États-Unis, les forces irakiennes les ont attaqués à deux reprises en 2009 et 2011 à la demande de l’Iran, tuant 47 habitants et faisant des centaines de blessés. Les États-Unis ont failli à leurs responsabilités envers les résidents en vertu des Conventions de Genève, et l’Union Européenne ainsi que les Nations Unies n’ont pas pris les mesures appropriées contre l’Irak en vertu du principe de Responsabilité de Protéger de l’ONU.

Une enquête sur le massacre d’avril 2011 n’a pas été menée, et à la place le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a imposé un délai pour expulser par la force les résidents avant la fin de l’année 2011.

En dépit du droit légal des résidents de rester à Achraf et dans le but d’empêcher une autre attaque, Mme Maryam Radjavi, Présidente élue du CNRI, une coalition de l’opposition, les a persuadés en décembre de partir volontairement au camp Liberty à condition que la communauté internationale garantisse que les résidents ne subiraient plus d’autres préjudices.

Le 25 décembre 2011, Martin Kobler, Représentant spécial de l’ONU pour l’Irak, et le conseiller à la Sécurité nationale irakienne Falah al-Fayadh, ont signé un protocole d’accord sur le transfert des résidents au camp Liberty. Depuis lors, les agents iraniens en Irak ont lancé trois séries d’attaques à la roquette contre le camp d’Achraf, et les agents du Renseignement iranien, avec le soutien des forces irakiennes, ont intensifié la torture psychologique des résidents.

L’Irak a empêché un groupe d’environ 400 résidents d’Achraf de déménager au camp Liberty avec leurs véhicules et biens personnels. Il a également refusé l’accès au camp Liberty d’un petit groupe de représentants des résidents pour inspecter le site avant que le transfert en masse ne commence. Nous craignons fortement que l’Irak souhaite transformer le camp Liberty en une quasi-prison pour les résidents.

Nous n’avons soutenu l’accord de l’ONU de transférer les résidents vers le nouveau camp qu’en nous fondant sur les assurances fournies par M. Kobler et la Secrétaire d’État Hillary Clinton. Sans une intervention internationale, l’Irak ne peut être digne de confiance pour respecter la sûreté et les droits des résidents.

Notre commission trouve le transfert des résidents au camp Liberty inacceptable, à moins que les demandes minimales faites par Mme Radjavi ne soient mises en œuvre. En particulier, les représentants des résidents doivent avoir un accès à l’avance de 48 heures au camp Liberty pour inspecter le site, et les résidents doivent être autorisés par l’Irak à transférer leurs affaires personnels et biens meubles, spécialement leurs véhicules, au nouveau site. Aucune force armée irakienne ne doit être stationnée à l’intérieur du périmètre du nouveau camp, et l’Irak doit abandonner ses actes d’accusations factices contre tous les résidents.

Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran
2 janvier 2012

 

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