CNRI – Dans une réunion le 3 septembre à Bruxelles, le Comité belge pour un Iran démocratique a lancé un appel pour une condamnation et une enquête internationale sur le massacre des réfugiés iraniens à Achraf en Irak le 1er septembre 2013. Voici le texte de l’appel :
Des réfugiés iraniens massacrés au camp d’Achraf
Appel pour une condamnation et une enquête internationales
Le camp d’Achraf, situé à 60 miles au nord-est de Bagdad, qui est la maison des membres de l’opposition iranienne depuis trois décennies, est attaqué par les forces militaires irakiennes dimanche le 1er septembre. Le nombre de morts jusqu’ici rapporté s’élève à 52.
Près de 100 réfugiés sans armes et sans défense, membres du mouvement principal d’opposition iranien, l’OMPI, étaient restés à Achraf conformément à un accord quadripartite signé entre les Etats-Unis, l’ONU, l’Irak et l’OMPI le 17 Août 2012. Ils ont été chargés de superviser la propriété des 3000 autres personnes, qui ont été déplacées d’Ashraf vers le camp Liberty (situé près de Bagdad) l’an dernier, jusqu’à ce que la propriété puisse être vendue ou compensée.
Durant l’attaque du jour dernier, selon les témoins, des lance-roquettes RPG ont été utilisés, de nombreux coups de feu ont été tirés et des tirs de mortiers ont également eu lieu. Cinq des résidents ont été exécutés sur place après avoir été arrêtés et menottés par les forces irakiennes. Les autorités irakiennes ont empêché les parlementaires, les avocats et les médias d’avoir accès au camp.
Depuis 2009, lorsque les forces américaines ont confié la protection des habitants d’Achraf aux forces irakiennes, le camp a été attaqué plusieurs fois par les forces irakiennes en laissant près de 100 morts innocents et des centaines de blessés.
Le massacre du 1er septembre 2013 perpétré contre des réfugiés sans défense, qui ont tous le statut de «personne protégée» en vertu de la 4ème Convention de Genève et qui ont également été déclarés «personne d’intérêt» par le Haut Commissariat des réfugiés des Nations Unies, équivaut à un crime contre l’humanité.
Nous appelons le gouvernement belge, l’Union Européenne et les Etats-Unis à condamner immédiatement et sévèrement cette attaque et à mandater une mission d’enquête afin d’établir les faits et traduire les responsables en justice. L’ONU devrait, sans aucun autre délai, déployer une équipe de maintien de la paix pour protéger les réfugiés restants ou les déplacer vers des pays sûrs en dehors de l’Irak.

