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Des députés britanniques poussent Mogherini, à annuler sa visite en Iran en pleine vague d’exécutions

Des députés britanniques poussent Mogherini, députée européenne, à annuler sa visite en Iran en pleine vague d'exécutions

CNRI- Ci-dessous, le texte d’un communiqué de presse du Comité Parlementaire Britannique pour  la liberté en Iran, appelant la chef de la diplomatie européenne, Mme Federica Mogherini, à annuler sa visite prochaine à Téhéran étant donné l’affligeant bilan des droits de l’homme du régime des mollahs :

Communiqué : Les députés britanniques poussent la chef de la diplomatie européenne à annuler sa visite en Iran en pleine vague d’exécutions

Le Comité Parlementaire Britannique pour la liberté en Iran (British Parliamentary Committee for Iran Freedom – BPCIF) regrette la décision de la Représentante de l’Union pour les affaires étrangères, Mme Federica Mogherini, de se rendre en Iran le 16 avril 2016.

Les visite en Iran programmées par la plupart des dirigeants européens chargés des affaires étrangères et des visites similaires d’autres représentants d’états sont extrêmement inappropriées étant donné la répression interne au régime et les politiques dévastatrices menées à l’étranger.

Sous le gouvernement « modéré » de Rohani, près de 1000 personnes ont été exécutées en Iran rien que l’année dernière, y compris des mineurs, en violation du droit international. Au moins 47 journalistes et activistes des médias sociaux ont été signalés détenus dans le pays en janvier 2016, selon les rapports du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran et d’Amnesty International.

Cela vient s’ajouter aux actions déstabilisatrices menées par Téhéran et à son soutien aux groupes terroristes dans la région, ainsi qu’à la poursuite de son programme de missiles au mépris flagrant de la communauté internationale et des problèmes de la région.

L’Union Européenne ne devrait pas se laisser duper par l’offensive de charme de Rohani et ses promesses non tenues de « modération », mais devrait plutôt être très attentive à la rhétorique belliqueuse de Téhéran. Le Guide suprême iranien, qui détient le pouvoir absolu dans le pays, a déclaré récemment que « les missiles, pas le dialogue, sont l’avenir de l’Iran » insistant sur le fait que « ceux qui disent que l’avenir passe par les négociations, et non par les missiles, sont soit des ignares, soit des traîtres. »

Le BPCIF croit et répète que « l’Occident a fait une erreur en séparant les problématiques des droits de l’homme et le soutien de Téhéran au terrorisme des négociations nucléaires ». Le comportement du régime iranien dans le pays et à l’étranger depuis l’accord nucléaire l’été dernier ne fait que confirmer notre position et réfute l’idée que des concessions encourageront le régime de Téhéran à changer son comportement inacceptable.

En tirant une leçon de ses erreurs passées, l’effort européen qui doit s’ajouter à l’accord nucléaire doit s’occuper des violations des droits de l’homme qui ont cours dans le pays, du rôle déstabilisateur du régime dans la région et de son soutien à l’intégrisme islamique et au terrorisme.

Par conséquent, l’approche encouragée par les dirigeants européens qui consiste à développer les liens économiques est terriblement malavisée et offre au régime théocratique de Téhéran l’opportunité de se présenter comme le représentant du peuple iranien plutôt que comme son oppresseur.

La première étape pour corriger cette politique est pour la chef de la diplomatie de l’UE de limiter les délibérations entre l’Europe et les officiels de Téhéran aux forums internationaux et d’annuler sa visite prévue en Iran.

Tout en encourageant vivement Mme Mogherini à envisager cette démarche, le BPCIF appelle la chef de la diplomatie européenne à pointer publiquement du doigt et déshonorer les autorités iraniennes pour leurs violations éhontées des droits de l’homme et leurs actions déstabilisatrices, ainsi qu’à leur demander de mettre fin à ce comportement intolérable.

La représentante européenne doit faire comprendre publiquement au régime de Téhéran que la réouverture de pleines relations et la réintégration de l’Iran dans la communauté des nations dépend d’améliorations concrètes et vérifiables des droits de l’homme, dont un arrêt immédiat des exécutions, de la torture et de la persécution des activistes et des dissidents. Téhéran doit également se conformer aux résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies concernant son programme de missiles et la fin de son soutien militaire et financier au régime d’Assad en Syrie, au groupe terroriste Hezbollah et aux milices chiites en Irak et au Yémen.

Le BPCIF exhorte la chef de la diplomatie européenne et attend d’elle qu’elle fasse ainsi pression sur l’Iran, en particulier si Mme Mogherini décide de négliger nos recommandations et de se rendre en Iran malgré tout.

Le Comité Parlementaire Britannique pour la liberté en Iran (BPCIF)

Le 12 avril 2016

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