vendredi, février 3, 2023
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Conférence en ligne sur l’ampleur des échecs du régime iranien en Syrie

Conférence en ligne sur l’ampleur des échecs du régime iranien en Syrie

CNRI – Des experts syriens et iraniens étaient les invités d’une conférence en ligne organisée le lundi 4 janvier par le Conseil national de la Résistance d’Iran (CNRI). Ils ont discuté sur l’ampleur des échecs du régime iranien en Syrie et le nombre élevé de ses pertes sur le terrain.

Ahmad Ramadan, le président du Bureau des médias et des relations publiques du Conseil national de l’opposition syrienne ; Saleh Hamid, un militant arabe des droits politiques et humains ; ainsi que Sanabargh Zahedi, le président de la Commission juridique du CNRI ont participé à cette conférence.

Le Dr. Zahedi a évoqué la participation active du régime iranien dans le massacre des citoyens innocents en Syrie. Par ailleurs, il a parlé des défaites majeures du régime iranien et du nombre élevé des pertes des pasdaran en Syrie.

Il a affirmé : « En juin dernier, l’agence de presse officielle du régime iranien (IRNA) a annoncé que jusqu’à ce moment-là, 400 gardiens de la révolution avaient perdu la vie en Syrie. Il convient de mentionner que ce nombre représente seulement les pertes des pasdaran et des bassidjis envoyés depuis l’Iran vers la Syrie et ne comprend pas les mercenaires recrutés par le régime iranien dans d’autres pays et tués par a suite en Syrie.

Ce bilan des pertes du régime iranien concerne le premier semestre 2015, lorsque les forces de l’opposition syrienne avaient fait des avancées significatives dans le nord de la Syrie, dans la région d’Alep, à Jisr al-Shughour et à Sahl al-Ghab et à Daraa. Le résultat de ces avancées a été la défaite du régime iranien et de Bachar al-Assad. Des informations secrètes obtenues de l’intérieur du régime iranien indiquent que pendant cette période, les différentes forces de ce régime, notamment les pasdaran, les membres du Hezbollah et les forces afghanes avaient perdu leur moral en r
aison des coups qu’ils ont subis de la part de l’opposition syrienne et ils s’apprêtaient à déserter dans différents fronts.

A l’époque, l’évaluation du régime iranien était qu’il pourrait sauver le régime d’Assad en envoyant 30.000 pasdaran supplémentaires en Syrie. C’est après ces défaites que Ghassem Soleimani (le commandant en chef de la Force Ghods) est allé à Moscou pour demander de l’aide au président russe Vladimir Poutine. Par la suite, M. Poutine s’est rendu à Téhéran et y a rencontré Khamenei (le guide suprême du régime des mollahs).

Dans ces discussions, la Russie s’est engagé à bombarder intensivement les positions des forces de l’opposition en Syrie ; Khamenei et Soleimani se sont engagées à expédier en Syrie les forces terrestres nécessaires pour repousser les forces de l’opposition syrienne des zones qu’elles avaient conquises. Khamenei a déclaré à M. Poutine qu’il allait continuer la guerre en Syrie jusqu’au dernier membre des pasdaran.

Trois mois plus tard, nous sommes témoins des défaites successives du régime iranien, notamment la mort de Hossein Hamedani, le commandant des pasdaran en Syrie, et la blessure de Ghassem Soleimani, le bras droit de Khamenei et le commandant en chef de la Force Ghods, ainsi que la mort d’environ 20 autres généraux des pasdaran et plusieurs centaines de morts parmi les forces du régime iranien en Syrie. Ces derniers temps, le régime iranien et ses alliés ont été incapables d’influer sur le cours des événements sur le terrain. Ils ont subit de nombreuses défaites, causant d’importantes pertes dans leurs rangs. »

Ahmed Ramadan a déclaré : « Le régime iranien vient de subir une défaite stratégique en Syrie. Depuis son arrivée au pouvoir, ce régime a dépensé des milliards et des milliards pour mettre en place des réseaux terroristes dans différents pays, en particulier dans des pays arabes. Les défaites que le régime iranien vient de subir dans des pays arabes de la région est de même ordre d’importance que la défaite de ses projets nucléaires. Dans la guerre au Yémen, le régime iranien et ses alliés sont à bout de souffle.

Ce régime n’a pas la haute main sur l’Irak. Nous devons ajouter à cela le changement de situation en Syrie, un pays avec qui le régime iranien a eu de très bonnes relations depuis son arrivée au pouvoir et un pays sur lequel il avait réussi à imposer sa domination. Un fonctionnaire arabe m’a dit que le contrôle exercé par les pasdaran du régime iranien dans l’aéroport de Damas est plus importants que ceux qu’ils exercent dans l’aéroport de Téhéran. Les pasdaran du régime iranien contrôlent tous les sites vitaux et sensibles en Syrie, notamment les organes de sécurité, les organes militaires, les services publics et les médias.

A titre d’exemple, Al-Alam (la chaîne télévisée du régime iranien en langue arabe) dispose en Syrie des moyens et des privilèges bien supérieurs à ceux des chaînes télévisés syriennes. Il est nécessaire que l’opposition démocratique de Syrie et l’opposition démocratique d’Iran s’unissent et coordonne leurs activités. Par exemple, ça sera intéressant que nous tenions des conférences de presse conjointes pour expliquer que les mollahs ne représentent pas le peuple iranien et qu’ils sont très isolées, et à l’étranger, et à l’intérieur de l’Iran. Les peuples arabes ne sont pas contre le peuple iranien, ils sont contre le régime des mollahs qui est en train de nuire au peuple iranien, aux peuples arabes et à l’ensemble de la région. »

M. Saleh Hamid, militant des droits politiques et humains et un analyste travaillant auprès de la chaîne télévisée Al-Arabiya, a affirmé : « A l’intérieur du régime iranien, il y a des dissensions sur la question syrienne. Par ailleurs, il existe d’importantes divergences entre la Russie et l’Iran concernant le rôle que chacun d’entre eux joue dans la guerre en Syrie. Certains fonctionnaires au sein du ministère iranien des Affaires étrangères disent que les forces du régime iranien ont fait d’importants sacrifices en Syrie et que la Russie essaye de tirer profit de leurs sacrifices. Ils ajoutent : Comment ça se fait que malgré le prix énorme que l’Iran paye en Syrie, c’est la Russie qui décide de l’issue du dossier syrien ? »

M. Hamid a évoqué les prises de position de l’opposition iranienne contre les ingérences du régime iranien en Syrie. Concernant le sort de Ghassem Soleimani, il a déclaré : « L’opposition syrienne et l’opposition iranienne ont toutes les deux annoncé que Soleimani a été blessé en Syrie par un missile TOW, alors que trois autres officiers qui l’accompagnaient ont été tués sur le champs. Mais le régime iranien tente de cacher cette information, de même que ce régime essaye de cacher les informations sur l’ampleur des pertes des pasdaran en Syrie. »

M. Saleh Hamid a appelé l’opposition syrienne et les Etats arabes à soutenir le peuple iranien et l’opposition iranienne.

 

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