lundi, janvier 30, 2023
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Complot sordide de Téhéran contre ses opposants au camp d’Achraf

Le guide spirituel de l’Iran, Ali Khamenei, a donné ses ordres au gouvernement irakien : Il faut « envahir » le camp d’Achraf, près de Bagdad.

Par David Amess,

UPI, 9 août – Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, exige du gouvernement irakien la fermeture du camp d’Achraf. Les 1.200 hommes et femmes qui appellent encore Achraf leur foyer seront délogés à tout prix, avec violence si nécessaire. Le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, un pantin du régime des mollahs, est déterminé à le faire à moins que la communauté internationale ne s’y oppose.

Si les troupes irakiennes entrent dans Achraf comme elles l’ont fait en 2011 et 2009, de nombreux civils innocents sont sûrs de mourir. Dans les deux raids précédents, des blindés irakiens ont écrasé des civils non armés. D’autres ont été abattus, 50 sont morts, des centaines ont été blessés.

Alors que la vidéo des attaques a choqué le monde entier, personne en Irak n’a jamais été tenu responsable. Les troupes ont agi en toute impunité et croient sans aucun doute qu’elles peuvent recommencer.
 
Malheureusement, il semble que l’ONU ait elle-même donné le feu vert de ce nouveau massacre. Martin Kobler, l’envoyé spécial des Nations Unies en Irak a déclaré dans son rapport, le mois dernier, au Conseil de Sécurité de l’ONU, que les 1200 résidents qui restent à Achraf n’ont aucune excuse pour ne pas rejoindre les 2000 déjà transférés au camp Liberty, une ancienne base militaire américaine, près de Bagdad.

Faleh Fayaz, conseiller à la sécurité nationale de Maliki, a reçu immédiatement le feu vert des Nations Unies. Fayaz a dit aux médias internationaux que l’Irak « fera sortir de force le groupe d’opposants iraniens ».

Ce n’est qu’à la suite d’une campagne orchestrée par la dirigeante de la résistance iranienne Maryam Radjavi et leurs partisans à travers le monde que les résidents d’Achraf n’ont pas été entièrement massacrés par Maliki et sa meute à la fin de l’an dernier.

L’indignation de la communauté internationale a obligé le gouvernement irakien à tenir compte d’un plan alternatif entraînant le transfert de tous les résidents au camp ironiquement nommé Liberty, où ils pouvaient être maintenus dans des conditions carcérales. Ce n’est devenu évident, cependant, qu’après l’arrivée des premiers convois de résidents.

Selon le plan, les résidents ont été informés – par l’envoyé spécial des Nations Unies en Irak, Martin Kobler – que le camp Liberty répondait des normes humanitaires de base. Beaucoup sont donc partis volontairement comme une étape vers une solution permanente à leur statut de réfugié et à de nouvelles vies hors du pays.

Mais à l’arrivée à Liberty ils ont trouvé essentiellement un camp de concentration. La petite zone allouée pour leurs quartiers d’habitation est entourée de hauts murs et n’a pas de réseau d’eau potable.

Des gardiens du camp, y compris les responsables des massacres précédents, patrouillent non seulement le périmètre, mais se promènent librement à l’intérieur même du camp.

Ceux qui ont abandonné le camp d’Achraf, dans certains cas, après y avoir vécu pendant plus de deux décennies, risquent de perdre tous leurs biens et leurs effets personnels à cause d’un plan de confiscation du gouvernement irakien, en dépit des promesses faites par Kobler et par l’ONU de superviser un processus de vente en bonne et due forme.

Une représentation juridique a été refusée à ceux qui vivent dans les deux camps. Les visiteurs extérieurs en tous genres, des journalistes aux mécaniciens, se sont vus refuser l’accès au camp.

Au cours d’une réunion à la Chambre des Représentants des Etats-Unis le 1er août, plusieurs parlementaires ont évoqué les conditions de vie misérables dans les camps. Le représentant Dana Rohrabacher (républicain, Californie) qui a dénoncé la situation comme «honteuse», montrant du doigt une grande photographie de rangées de structures blanches à Liberty, a dit : « Cela ne ressemble-t-il pas à Auschwitz ? »

Comme les parlementaires américains l’ont souligné, les États-Unis sont impliqués dans le calvaire des habitants, car l’armée américaine a promis de les protéger lorsque l’Irak a été libéré de Saddam Hussein. Washington a également promis que le gouvernement irakien traiterait les résidents d’Achraf comme des réfugiés et non comme des prisonniers – un engagement qui semble avoir été commodément oublié.

Le reste du monde est aussi impliqué, désormais.

Les Amis des Achrafiens venus d’Egypte, d’Irak, de Tunisie, de Syrie, de Jordanie, du Liban, du Koweït, de Palestine, du Bahreïn et du Yémen se sont réunis à Paris le 4 août pour prévenir la communauté internationale d’un massacre imminent à Achraf.

C’était une initiative du Comité arabo-islamique de défense des résidents d’Achraf, présidé par Sid Ahmed Ghozali, l’ancien Premier ministre algérien. D’éminents militants venus des quatre coins du monde musulman y ont assisté.

L’événement venait à point nommé en raison des changements imminents en Syrie. Si le régime d’Assad tombe, Téhéran sera de plus en plus isolé et privé d’amis. Les tentatives des mollahs pour exporter leur propre type d’intégrisme islamique auront reçu un coup décisif.

Les mollahs le savent et sont donc désireux d’éliminer leur principale force d’opposition avant qu’il ne soit trop tard.

Nous, la communauté internationale, ne devrions pas permettre que cela arrive, pour le bien de l’humanité et pour notre propre bien.

David Amess, Membre du Parlement britannique pour Southend West et membre du Comité Parlementaire Britannique pour un Iran Libre.

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