mercredi, novembre 30, 2022
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Camp d’Achraf en Irak : Le département d’Etat tente de couvrir les faits et ses engagements défaillants envers les Achrafiens

Stop Fundamentalism, 9 juillet – Après la publication d’articles dans des médias nationaux comme le Washington Post sur le camp d’Achraf et ses résidents entassés dans la prison du camp Liberté en Irak, le département d’Etat américain a tenu le 6 juillet une téléconférence dans le but de briefer quelques journalistes triés sur le volet pour apparemment les alarmer de la situation critique dans laquelle se trouvent les résidents du camp d’Achraf en Irak.

Il s’agit d’une opération bien orchestrée, inspirée par le département d’Etat, visant d’abord à diaboliser l’OMPI, puis à décourager les Américains de n’avoir pas défendu l’état de droit et les valeurs américaines et enfin à augmenter la pression sur le reste des Achrafiens pour les amener à renoncer à leurs droits fondamentaux et à se précipiter au camp liberty.

L’opération coordonnée de vendredi, particulièrement calculée juste avant le week-end, a choqué, ou pour mieux le dire scandalisé, les communautés iraniennes.

Le coordonnateur de la lutte contre le terrorisme, l’ambassadeur Daniel Benjamin a déclaré lors de la conférence : « Les 1200 à 1300 autres résidents restent à Achraf jusqu’à ce que les diverses demandes de l’OMPI soient satisfaites par le gouvernement irakien », avant de menacer : « la patience du gouvernement irakien est à bout ». Il n’hésite pas à sympathiser avec les Irakiens, dont la patience arrive à terme, mais ne dit pas aux journalistes en quoi consistent les exigences de l ‘OMPI et des résidents d’Achraf.

Les Irakiens n’ont cessé de violer le protocole d’accord signé avec l’ONU, qui est très loin de respecter les besoins minimums des résidents d’Achraf. Mais l’ambassadeur Benjamin n’en fait pas mention.

Les résidents du camp Liberty souffrent d’une sérieuse pénurie d’eau potable depuis le début, mais rien n’a été fait pour la résoudre. Le gouvernement irakien refuse même sans avancer la moindre raison que les résidents résolvent ce besoin humain fondamental avec leurs propres ressources. La crise de l’eau s’est même aggravée maintenant que la température à Bagdad atteint les 55°.

Les résidents handicapés se voient refuser leurs installations spéciales qui leur sont essentielles. Le transfert de leurs préfabriqués, des véhicules et des sanitaires spécialement aménagés n’a pas été autorisé au camp Liberty. Contrairement aux dispositions du protocole d’accord, les résidents ne sont pas autorisés à entreprendre le moindre aménagement à Liberty même des chemins pour les invalides qui ne peuvent pas se déplacer sur le gravier.

Les Achrafiens ne sont pas autorisés à prendre leurs voitures, tout d’abord en totale violation de leur droit à la propriété et ensuite parce que les personnes âgées, les malades et ceux qui ont été blessés par les forces irakiennes, ne peuvent pas se rendre à pied dans différentes parties de Liberty notamment au réfectoire dans une chaleur extrême.

Voici quelques-unes des pressions les plus inhumaines imposées aux résidents à Liberty qui équivalent simplement à de la torture, mais elles sont clairement ignorées par l’ambassadeur Benjamin, qui se soucie tellement de la patience déclinante des Irakiens. Il semble que le département d’Etat souhaite seulement conduire les résidents à Liberty sans se préoccuper le moins du monde de leurs besoins humanitaires élémentaires.

Si l’ambassadeur Benjamin et l’ambassadeur Daniel Fried, qui ont partagé la téléconférence, se souciaient réellement des résidents d’Achraf et de Liberty, ils utiliseraient l’influence des États-Unis au moins pour des motifs plus légitimes et humanitaires, sans chercher à justifier des Irakiens à bout de patience.

Après tout, ce qui arrivera aux gens d’Achraf sera directement imputable aux Américains pour avoir manqué à leur engagement vis-à-vis de ces personnes auxquelles ils ont assuré une protection dans un accord signé avec chacune d’entre elles.

 

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