CNRI – Une exposition s’est déroulée à Genève le jeudi 5 aout pour marquer le 22e anniversaire du massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988 en Iran. Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre de l'Algérie, et Eric Sottas, directeur de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), figurent au nombre des visiteurs. Ils ont apporté des bouquets de fleurs pour honorer la mémoire des victimes de ce crime contre l'humanité commis par le régime iranien durant l'été 1988.
Une brève histoire du massacre illustrée de photos, de documents et de clips vidéo étaient proposées aux visiteurs qui ont condamné ce génocide et soutenu l’appel à faire juger les responsables devant une cour de justice internationale. Ils ont également appelé à la libération de tous les prisonniers politiques en Iran, notamment les proches des résidents du camp d'Achraf en Irak, membres de la principale opposition iranienne l’Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI). Ces prisonniers ont reçu de lourdes peines et pour certains la peine de mort.
La nuit dernière, la télévision genevoise Léman Bleu lui a consacré un reportage.
Toujours jeudi, une manifestation a été organisée par des exilés iraniens à proximité de la Porte de Brandebourg à Berlin pour commémorer les victimes du massacre de 1988. Les manifestants ont demandé des mesures pour empêcher la pendaison de Jafar Kazemi, dont la condamnation à mort a été confirmée récemment par les tribunaux du régime.
Les intervenants à la rencontre de Berlin ont appelé à la création d'un tribunal international pour juger les responsables des crimes odieux contre l'humanité en 1988. Les participants ont appelé le gouvernement allemand à prendre l'initiative dans ce domaine auprès de l'Organisation des Nations Unies.
Göran Lindblad, parlementaire suédois qui dirige le sous-comité des relations étrangères au Parlement suédois, a déclaré son soutien à la manifestation de Berlin. Prenant la parole, M. Lindblad, a souhaité la fin de la répression en Iran.
Holz Apfel, président de l'Association des droits de l'homme contre le mur de Berlin, et le Dr Wilkenz, historien et professeur à l'Université de Berlin, se sont joints aux autres partisans de la Résistance iranienne pour demander au Conseil de sécurité de se pencher sur le massacre de 1988.

