– Attaque violente du camp de l’OMPI le 28 juillet par les forces armées de Bagdad : 11 morts
– Au milieu du silence assourdissant des médias internationaux et des milieux politiques, seul un petit nombre d’organisations des droits de l’homme comme Amnesty International ont condamné cette attaque violente
Liberazione (Italie) 22 août – Un massacre a eu lieu dans le silence et loin des yeux internationaux le 28 juillet, dans le nord de Bagdad : 11 tués, 500 blessés et 36 arrêtés.
C’était une attaque contre le camp d’Achraf, où résident 3500 opposants politiques (dont 1000 femmes). Ils sont affiliés au Conseil national de la Résistance iranienne, un mouvement de résistance qui a lutté pendant des années contre le régime des ayatollahs de Téhéran. Ils ont été placés sur la liste terroriste par eux.
Après la chute de Saddam Hussein en 2003, Achraf a été contrôlée et protégée par les forces américaines. Ils ont remis leurs armes aux Américains en échange de la protection des résidents d’Achraf. Ils ont été protégés par les Américains jusqu’au 28 février 2009, date à laquelle la protection d’Achraf a été transférée au gouvernement al-Maliki, qui fricote de plus en plus avec l’Iran (Khamenei et Ahmadinejad). L’attaque a été menée par les forces armées d’al-Maliki et à la demande de ses maîtres de Téhéran. Dans une série de vidéos postées sur YouTube la brutalité de l’attaque prend toutes ses dimensions.
Plus de 3.000 soldats et policiers de Bagdad, ont été épaulés par des agents envoyés par le régime iranien, qui faisaient probablement partie du Corps des gardiens de la révolution (les vidéos montrent de nombreux agents s’exprimant en persan), et ont utilisé des bulldozers pour le raid contre Achraf.
Des gaz lacrymogènes, grenades soniques, des barres de fer et des armes ont servi à ce massacre sanglant. Les résidents d’Achraf, équipé avec juste quelques pierres, n’ont pas été en mesure de faire grand-chose face à cette attaque planifiée. Les âmes sensibles doivent s’abstenir de regarder les images : on y voit des militaires qui battent violemment des résidents non armés, on voit des têtes ensanglantée et fracturées, des femmes et des hommes couverts de sang, des voitures qui zigzaguent, et des femmes qui crient et qui pleurent.
Il s’agissait d’une tragédie planifiée dans tous ses aspects. Le président du parlement iranien Larijani (une voix modérée dans le régime chiite) a loué l’action et a ajouté qu’elle avait tardé. Les forces américaines étaient présentes sur le terrain et ont vu les meurtres, mais n’ont pas même levé le petit doigt.
Au milieu du silence assourdissant des médias mondiaux et des milieux politiques, seul un petit nombre d’organisations des droits de l’homme comme Amnesty International ont condamné ces attaques violentes.
Les résidents d’Achraf qui ont été abandonnés par les forces américaines pour des raisons de realpolitik sont préoccupés par la possibilité d’une attaque plus vaste puisque les forces armées irakiennes sont toujours présentes à Achraf et sont en attente de nouveaux ordres.

