CNRI – Le gouvernement irakien, sur ordre du régime iranien, continuent de se livrer au pillage des biens des Achrafiens, et contrairement à l’accord quadripartite signé entre l’Irak, les USA, l’ONU et les Achrafiens, il empêche la vente de leurs biens.
Ainsi, les agents liés au cabinet du premier ministre irakien ont empêché le 5 mai l’entrée à Liberty de cinq négociants irakiens et de trois autres le 8 mai pour conclure un accord sur la vente des biens d’Achraf. Or, les noms et le jour et l’heure de venue de ces négociants avaient été fournis à l’avance aux autorités irakiennes et à l’ONU. Ainsi le nombre de négociants qui se sont vus refuser l’entrée de Liberty se monte à 70.
Dans le plan mutuel de la MANUI et de l’ambassade américaine en Irak, le 5 septembre 2013, sous le titre de « réinstallation des habitants restants du camp d’Achraf » qui avait aussi reçu l’accord du pouvoir irakien, il est souligné que le gouvernement d’Irak « autorisera les habitants à vendre leurs biens à tout moment », « en compagnie des habitants et en présence de l’ONU reverra la liste des biens » et « protégera et garantira tous les biens d’Achraf » et « immédiatement après que les listes seront remises en présence des observateurs de l’ONU aux représentants du gouvernement irakien, le reste des habitants sera transféré sous l’observation de l’ONU d’Achraf à Liberty ».
Le 6 septembre, Mme Beth Jones, sous-secrétaire d’Etat américaine de l’époque pour le Moyen-Orient dans une lettre à Maryam Radjavi avait écrit : Si les Achrafiens acceptent ce plan, « les Nations Unies contribueront à faciliter la sauvegarde des biens à Achraf par une entreprise de sécurité locale de confiance que vous aurez retenue. L’ambassade américaine fera tout son possible pour soutenir ces efforts ».
Mais ces huit derniers mois, le gouvernement irakien a violé toutes les dispositions de ce plan, comme les autres accords. Outre l’interdiction d’entrée faites aux négociants, il s’est vivement opposé à l’engament d’une société privé de protection pour garder les biens d’Achraf et empêcher le pillage. Malgré les demandes répétées des habitants et de leurs représentants, il a empêché le déplacement en Irak du sénateur Robert Torricelli, le représentant légal des Achrafiens, et de son équipe juridique pour y rencontrer les autorités irakiennes, onusiennes et américaines en vue de régler le problème des biens.
En même temps, le pouvoir irakien dans une mesure trompeuse, le 6 mai, a collé une annonce, sans numéro, ni date, ni signature et ni même d’interlocuteur ni de nom de l’auteur, sur le mur extérieur du camp Liberty déclarant qu’il avait l’intention de faire un inventaire des biens dans les entrepôts d’Achraf. Ce qui signifie clairement qu’il veut briser les verrous des entrepôts et d’opérer un pillage à grande échelle des biens des Achrafiens.
La Résistance iranienne rappelle les engagements répétés de l’ONU et du gouvernement américain vis-à-vis des habitants de Liberty. Elle leur demande d’intervenir de toute urgence pour empêcher le vol à grande échelle des biens des habitants et de permettre le déplacement en Irak du sénateur Torricelli, représentant légal des habitants pour régler la question de leurs biens.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 9 mai 2014

