
Un communiqué de presse du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran :
Les députés et pairs ont accusé mercredi le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki d’avoir commis un « massacre à la manière de la Gestapo » au camp d’Achraf conduisant à la mort de 35 opposants iraniens et faisant des centaines blessés.
Lors d’une conférence de presse, le Comité parlementaire britannique pour la Liberté en Iran a révélé un nouvel enregistrement vidéo de l’attaque du 8 avril, montrant des tirs directs sur les résidents du camp et la diversité de l’arsenal militaire utilisé.
Le Président du Comité Lord Corbett of Castle Vale (travailliste), a déclaré : « L’attaque sur le camp d’Achraf était un massacre militaire organisé sur les ordres de Nouri al-Maliki qui s’est engagé publiquement à rayer le camp de la surface de la terre ».
Le médecin Hoda Hosseini a attiré l’attention sur les éléments de preuve photographiques des blessures subies par les blessés qui indiquent clairement l’utilisation par les forces irakiennes d’une politique ciblée de « tirer pour tuer ». « Les traces laissées sur le corps des tués et des blessés ainsi qu’un examen des blessures et des radios démontrent que les forces irakiennes ont utilisé des mitrailleuses automatiques de type Kalachnikov avec des balles réelles, traçantes et perforantes de même que des tirs de grenades sonores visant directement la tête et la poitrine de la population civile du camp d’Achraf ».
L’ancien ministre de l’Intérieur Lord Waddington a demandé une enquête de l’ONU sur l’attaque afin de traduire les auteurs de ce crime en justice, alors que Lord Maginnis of Drumglass a déclaré : « Le Premier ministre Cameron et le Président Barack Obama doivent utiliser les termes appropriés pour qualifier cette attaque de massacre ».
Le député Mark Williams (Démocrate Libéral) a exigé que les forces irakiennes se retirent immédiatement du camp d’Achraf et que l’ONU reprenne la protection du camp dans le cadre de son mandat.
Malcolm Fowler, un avocat et membre de la Commission des droits de l’homme de la Law Society, a déclaré que la Law Society, qui a représenté plus que 130 000 avocats, avait publié un communiqué exhortant l’ONU à aider à protéger les résidents.
Attirant l’attention sur la vidéo attestant de la présence menaçante continue des forces armées irakiennes à l’intérieur et autour du camp d’Achraf, Lord Corbett a exhorté l’ONU, au nom du comité, à installer une équipe de surveillance permanente dans le camp et à reprendre la responsabilité de la protection des habitants afin d’empêcher qu’un tel « massacre à la manière de la Gestapo » se reproduise.
Le camp d’Achraf, à 60 kilomètres au nord-est de Bagdad, abrite 3 400 membres du principal groupe d’opposition iranien, l’Organisation des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI), qui sont des « personnes protégées » en vertu de la 4ème Convention de Genève.
Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran
27 avril 2011

