CNRI – Les sympathisants des sept opposants iraniens enlevés en Irak ont augmenté la pression sur l’administration américaine pour identifier le lieu de leur détention et l’identité des auteurs de l’attaque du 1er septembre contre le camp d’Achraf en Irak, a rapporté le Washington Times.
Dans son édition du 18 décembre, le quotidien américain ajoute qu’Ileana Ros-Lehtinen, l’une des ténors de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, « a demandé à John Kerry de concrétiser sa promesse du 10 décembre dernier lors une audition au Congrès, pour un briefing classifié sur le sort des six femmes et un homme enlevés au camp d’Achraf ».
« Après avoir pénétré dans le camp, qui était censé être protégé par les forces de sécurité irakiennes, des hommes armés ont massacré 52 personnes et prises en otage sept autres, précise le quotidien. Plus de 3000 opposants iraniens en Irak avaient reçu de la part des forces américaines des documents de personnes protégées en vertu de la 4ème convention de Genève ».
Le Washington Times ajoute : « Struan Stevenson, un eurodéputé qui préside un comité d’investigation européen sur les sept otages d’Achraf, a pour sa part demandé à John Kerry de rendre public les informations qu’il dispose sur le cas des otages. Il a confié au Times que ‘lorsque John Kerry a affirmé aux membres du Congrès que le lieu de détention des opposants iraniens était une information classifiée, je suis tombé des nues ».
« Cette semaine, la justice espagnole a ouvert une enquête sur Falah Fayadh, conseiller pour la sécurité nationale au sein gouvernement irakien, sous le chef de ‘crime contre la communauté internationale’. Il est suspecté d’avoir joué un rôle de premier plan dans la tuerie du camp d’Achraf », ajoute le quotidien.

