mercredi, février 28, 2024
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Longues peines de prison pour des partisans et des proches de l’OMPI en Iran

Longues peines de prison pour des partisans et des proches de l’OMPI en Iran

Les prisonniers sympathisants de l’OMPI privés de soins médicaux

La justice des mollahs a condamné les prisonnier politiques Zahra Safa’i, 61 ans, avec sa fille Parastou Mo’ini, 23 ans, et son fils Mohammad-Massoud Mo’ini, 24 ans, ainsi que Kamran Rezaifar, 58 ans, à cinq ans de prison chacun. Le pouvoir judiciaire a cité pour raison des conversations privées, des activités sur le réseau virtuel, la coopération et la communication avec l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), des atteintes à la sécurité du pays et la participation à des activités contre le système. Le rapport du renseignement des pasdarans, les conclusions de l’enquêteur et la conviction du juge ont été mentionnés comme base de ces verdicts.

Dans les années 1980, Zahra Safa’i avait été condamnée à huit ans de prison pour soutien à l’OMPI, et son père, Haj Hassan Ali Safa’i, commerçant renommé du bazar de Téhéran et prisonnier politique à l’époque du chah, a été exécuté par le régime des mollahs dans les années 1980 pour avoir aidé l’OMPI. Zahra Safa’i a été arrêtée pour la deuxième fois en mars 2020 avec sa fille Parastou Mo’ini et libérée en février 2023.

Kamran Reza’i-Far a été arrêté en janvier 2020 sous l’accusation de liens avec l’OMPI puis libéré moyennant une lourde caution, avant d’être à nouveau arrêté en juin 2020. En septembre 2021, il a été condamné à mort.

Par ailleurs, dans la matinée du 2 décembre, le prisonnier politique Meissam Dehbanzadeh s’est rendu à la prison d’Evine pour y purger sa peine. Il a été condamné à six ans de prison, interdiction de séjour dans la province de Téhéran et dans les provinces voisines, et interdiction de quitter le territoire pour « rassemblement et collusion en vue de porter atteinte à la sécurité du pays » en raison de son association avec l’OMPI.

D’autre part, l’état de santé de certains prisonniers politiques, comme Assadollah Hadi, Myr-Youssef Younesi et Ali Mo’ezi, est signalé désastreux. Ali Mo’ezi, 70 ans, partisan de l’OMPI, qui a été emprisonné pour un total de 15 années depuis les années 1980, souffre désormais de nombreuses maladies dans le quartier 4 de la prison d’Evine, telles qu’une arthrite grave, une hydronéphrose rénale sévère et une hypertension artérielle. Cependant, il est privé d’accès à un minimum de soins. Avant sa dernière arrestation en octobre 2022, il a subi une opération pour un cancer de la prostate et suivait sa convalescence.

Assadollah Hadi, 66 ans, emprisonné pour son soutien à l’OMPI dans les années 1980, 2000 et 2010, a été à nouveau arrêté et incarcéré à Evine en octobre 2022. Il souffre de maladies cardiaques et vasculaires, de problèmes cérébraux et de la colonne vertébrale, mais il est privé des soins médicaux nécessaires. Bien qu’il ait été déclaré dans l’ « incapacité de supporter une peine », les services de renseignement des mollahs empêchent sa libération.

Mir-Youssef Younessi, prisonnier politique durant les années 1980 et âgé de 70 ans, a été arrêté en janvier 2023. Il souffre des oreilles et de l’abdomen, mais n’a pas accès à des soins médicaux. Il a passé 3 ans dans les prisons du chah et 9 ans dans les prisons des mollahs dans les années 1980. Son fils, Ali Younessi, étudiant d’élite à l’université de technologie Sharif, est emprisonné à Evine depuis 33 mois.

La Résistance iranienne appelle une fois de plus les Nations Unies et ses pays membres à prendre des mesures urgentes pour la libération des prisonniers politiques. Elle souligne la nécessité qu’une mission d’enquête internationale se rende dans les prisons iraniennes pour y rencontrer les prisonniers, en particulier les prisonniers politiques.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 décembre 2023