mercredi, février 28, 2024
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Le régime des exécutions et des massacres abuse de la visite du Haut-Commissaire adjoint aux droits de l’homme de l’ONU

Le régime des exécutions et des massacres abuse de la visite du Haut-Commissaire adjoint aux droits de l'homme de l’ONULe régime des exécutions et des massacres abuse de la visite du Haut-Commissaire adjoint aux droits de l’homme de l’ONU pour justifier et poursuivre la répression et ses crimes contre l’humanité

Cela fait des années que la Résistance iranienne ne cesse de réclamer la visite de rapporteurs spéciaux de l’ONU dans les prisons du régime clérical pour y rencontrer les détenus, en particulier les femmes et les prisonniers politiques, et demander des comptes au système judiciaire des mollahs. C’est la demande générale du peuple iranien, de tous les prisonniers et de leurs familles.

A présent, en pleine vague de pendaisons, ce régime d’exécutions et de massacre, dans un tour de passe-passe ignoble, se saisit de l’opportunité de la visite du Haut-Commissaire adjoint aux droits de l’homme de l’ONU pour ensevelir et poursuivre ses crimes contre l’humanité. Un régime qui a été condamné 70 fois par l’Assemblée générale, la Commission et le Conseil des droits de l’homme pour ses violations terribles et systématiques des droits humains.

Cette dictature religieuse compte actuellement des milliers de condamnés à mort. Les plus hauts responsables du régime, notamment le Guide suprême, le Président, le Président du Parlement, le chef du judiciaire et de nombreux responsables de cette branche, ont été impliqués dans des crimes contre l’humanité au cours des 45 dernières années, notamment le massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988. Nul n’ignore le génocide, l’exportation du terrorisme et le bellicisme du pouvoir clérical en Iran.

L’acceptation de la visite du Haut-Commissaire adjoint aux droits de l’homme de l’ONU intervient au moment où, malgré les demandes répétées de l’Assemblée générale et du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, cela fait 28 ans que les rapporteurs spéciaux sur la situation des droits de l’homme en Iran (le Pr. Maurice Danby Copithorne, le Pr Ahmed Shaheed, la Pr. Asma Jahangir et le Dr Javaid Rehman) n’ont pas été autorisés à se rendre en Iran.

Dans ces circonstances, la visite d’une autorité officielle de l’ONU va se limiter inévitablement à une série de rencontres avec les dirigeants du régime, eux-mêmes les plus impliqués dans les violations des droits humains, ou bien à des visites et des scénarios orchestrés et mis en scène par ces criminels. Cela donnera l’occasion aux bourreaux d’augmenter les pressions sur leurs victimes à l’étape suivante et d’intensifier la répression et leurs crimes.

Ce voyage ne pourra être fructueux que lorsque les Nations Unies obligeront le régime des mollahs à répondre aux questions et à s’engager à l’avance sur une série de points fondamentaux et que la liberté d’action de ses envoyés sera garantie sans aucune restriction partout et à tout moment, avec n’importe qui et dans n’importe quelle prison.

Ces questions fondamentales comprennent la réponse aux questions suivantes et à d’autres questions similaires :

– Jusqu’à présent, combien de prisonniers politiques ont été exécutés et combien sont morts sous la torture ?

– Donner les noms des prisonniers politiques exécutés sur ordre de la fatwa de Khomeiny en 1988 et leurs lieux de sépulture.

– Donner le nombre et les noms des martyrs des soulèvements de 2009, 2017/2018, 2019 et 2022 et leurs lieux de sépulture.

– Donner le nombre et les noms des prisonniers politiques ainsi que le lieu et leurs conditions de détention, notamment des femmes.

– Donner les lieux des fosses communes de prisonniers politiques exécutés ainsi que le nombre et les noms des victimes qu’elles contiennent.

– Donner le nombre et l’emplacement des caches et des prisons secrètes et non officielles affiliées au ministère du Renseignement, aux services de renseignement des pasdarans, à la police et aux autres organes de répression.

– Accepter les visites régulières et périodiques du rapporteur spécial de l’ONU et des représentants de la Croix-Rouge internationale et d’autres défenseurs internationaux des droits humains dans les prisons et aux prisonniers, en particulier les prisonniers politiques sans aucune exception.

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La Résistance iranienne est prête à envoyer ses représentants selon le nombre et les conditions fixés par l’ONU et son Haut-Commissaire aux droits de l’homme pour les accompagner dans leur voyage en Iran afin d’empêcher les tromperies du régime. Il ne fait aucun doute que ce régime d’exécutions et de massacre cherchera à abuser avec tous les moyens et les ruses possibles les organes, les rapporteurs et les mécanismes des Nations Unies pour justifier ses crimes contre le peuple iranien.

Par conséquent, il ne faut pas que se reproduise une « trahison des droits humains », comme cela s’est passé en 1989 sous la présidence de Rafsandjani. Le peuple iranien et tous les défenseurs de la liberté et des droits humains attendent des Nations Unies d’ordonner le procès des dirigeants du régime clérical, en particulier de son guide suprême Ali Khamenei, de son président Ebrahim Raïssi et de son chef du judiciaire Gholamhossein Mohseni-Eje’i, pour quatre décennies de crimes contre l’humanité et de génocide.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 janvier 2024