mercredi, février 28, 2024
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Iran – Condamnation à mort de Shahab Nadali, partisan de l’OMPI, et Mamousta Mohammad Khezrnejad, religieux sunnite

Condamnation à mort de Shahab Nadali, partisan de l'OMPI, et Mamousta Mohammad Khezrnejad, religieux sunnite

Mehdi et Mohammad Khodakarami condamnés à 8 et 4 ans de prison

• Appel à une action internationale pour faire libérer les prisonniers politiques et sauver les condamnés à mort

• Appel à l’envoi d’une mission d’enquête internationale inspecter les prisons en Iran

A Téhéran, la branche 26 du tribunal de la révolution a condamné Shahab Nadali Jozani à la peine de mort pour « appartenance à des groupes d’opposition » et « collaboration et coopération armée avec l’OMPI (Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran) ». Shahab Nadali, ouvrier de 42 ans originaire de Hamedan est père d’une adolescente de 12 ans. Il a été arrêté en juin 2023 dans cette ville puis transféré à la prison d’Evine de la capitale.

Par ailleurs, la vie de Mohammad-Javad Vafa’i-Sani, partisan de l’OMPI âgé de 28 ans et prisonnier du soulèvement de 2019, est en danger depuis qu’il a été condamné à mort à Machad.

Dans un autre verdict, le pouvoir judiciaire à Oroumieh a condamné Mamousta Mohammad Khezrnejad, un religieux sunnite arrêté pendant le soulèvement de 2022, à la peine de mort pour « corruption sur Terre » et « propagande contre le système« , ainsi qu’à une peine de 16 ans de prison. Il a été arrêté en novembre 2022 après un discours lors des funérailles d’un martyr du soulèvement As’ad Rahimi et de son fils à Boukan. Il avait déjà fait l’objet d’interrogatoires et de harcèlements à plusieurs reprises par les organes de répression.

D’autre part, le tribunal du régime à Khorramabad a condamné deux frères, Mohammad Khodakarami, 32 ans, et Mehdi Khodakarami, 42 ans, à 8 et 4 ans de prison pour « appartenance à l’OMPI » et « conspiration et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité nationale« . Ils ont été arrêtés à Téhéran en mars 2023 et soumis à de graves tortures à Evine, causant des fractures et des blessures à Mohammad, qui a ensuite été hospitalisé dans le coma. Après quoi, ils ont été transférés à la prison de Khorramabad, où ils ont également été torturés. Les gardiens ont envoyé Mohammad et Mehdi dans la section des prisonniers de droit commun et ont engagé un détenu pour les battre et les persécuter.

En raison des tortures brutales, ils souffrent de diverses maladies et sont privés des moyens médicaux et pharmaceutiques élémentaires. Même les médicaments achetés par leurs familles leur ont été volés ou ne leur sont pas remis.

Une fois de plus, la Résistance iranienne appelle le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, son Haut-commissaire aux droits de l’homme et les autres organes concernés de l’ONU, ainsi que l’Union européenne et ses États membres, à prendre des mesures immédiates pour faire libérer les prisonniers politiques et sauver les condamnés à mort. Il est nécessaire d’envoyer une mission d’enquête internationale inspecter les prisons en Iran et y rencontrer les prisonniers.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 février 2024