mercredi, février 28, 2024
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John Bercow : il existe une alternative unie avec le soutien du peuple iranien

John Bercow : il existe une alternative unie avec le soutien du peuple iranien
Le 12 juillet, lors d’une réunion de Maryam Radjavi avec les membres de la commission des Affaires étrangères du Parlement italien, John Bercow, président de la Chambre des communes britannique (2009-2019) a été invité à prendre la parole en tant qu’invité spécial.

M. Bercow a souligné que « le Conseil national de la Résistance iranienne est la réfutation vivante de la thèse selon laquelle il n’y a pas d’alternative. Il existe une alternative, c’est une alternative démocratique, bien organisée, conceptuellement cohérente et fondée sur des principes. »

Dans son intervention il a déclaré :
C’est un honneur et un privilège d’être aux côtes d’une des femmes les plus courageuses, les plus fondées sur les principes et les plus visionnaires du monde, et je me réfère à Madame Radjavi.

Il existe un mythe omniprésent qui devient rapidement une sorte d’hallucination chronique dans le monde occidental selon lequel, il existe une faction réformiste qui lutte sérieusement pour la suprématie au sein de la dictature iranienne.

Ce mythe omniprésent est devenu une hallucination chronique qui n’est pas inoffensive, elle est extrêmement dangereuse, à la fois parce qu’elle est erroné, en fait c’est presque une contradiction dans les termes de penser à une faction réformatrice dans le contexte d’une dictature religieuse.

Donc, c’est faux, pour le dire très franchement, je dirais que c’est un non-sens. Et c’est dangereux parce que ça tombe absolument dans le piège créé pour nous par le gouvernement iranien lui-même. C’est un vieux stratagème des dictatures de chercher à tromper leurs ennemis en laissant entendre la possibilité d’un changement, une véritable contestation d’un type auquel on s’attendrait dans un système parlementaire.

Et tant qu’en Occident il existe des gens qui disent, oh, il faut soutenir les réformateurs au sein du régime, il ne faut pas bouleverser les choses, il ne faut pas être trop dure, il ne faut pas menacer de déchirer le régime, il faut soutenir les réformateurs, cela arrange les tortionnaires et les tyrans de Téhéran car cela réduit la pression sur le régime.

Tant que cette hallucination chronique persiste, elle se traduit par une paralysie politique effective par rapport à l’objectif de nous tous dans cette salle, qui est de délivrer un Iran libre.

Parce que si les gens pensent qu’il y a une chance de changement de l’intérieur, même si je n’ai été témoin d’aucune preuve, pas une scintille, pas un morceau, pas le moindre indice d’une possibilité de réforme significative au cours des 40 années. Tant que cette notion persiste, elle bascule immédiatement dans l’argument de la politique de complaisance.

Parce que si vous pensez qu’il y a une chance de changement, une petite poussée ici, une petite bousculade là, un autre discours ailleurs, et une tentative à travers une sorte d’engagement diplomatique ou de protocole pour provoquer le changement, c’est l’essence même, le sens, le tempérament, l’humeur, l’état d’esprit de la politique de complaisance. Et ça échoue partout.

Lorsque Sir Winston Churchill se battait avec des mots et sa plume pour provoquer un changement d’attitude au sein du gouvernement britannique dans les années 1930, un gouvernement britannique majoritairement composé de son propre parti, Churchill a dit de Stanley Baldwin, tout le monde se souvient de Neville Chamberlain… Baldwin était un sacré défenseur de la complaisance.

Et Baldwin, en tant que Premier ministre, pratiquait la complaisance, et c’est Churchill qui lui a dit, franchement, mon très honorable ami, le Premier ministre, assis sur le banc du gouvernement… Face à Adolf Hitler quelle est son attitude ? il n’est ferme, inflexible contre la dérive. Autrement dit, absolument inutile. Et comme Churchill l’a finalement dit, de manière plutôt amusante, peut-être un peu brutale et méchante, mais plutôt amusante, « je n’ai rien de personnel contre Stanley Baldwin, c’est juste que dans l’ensemble, je pense que cela aurait été mieux pour le monde qu’il ne soit jamais né ». Vous et moi pourrions penser la même chose des tyrans et des tortionnaires de Téhéran.

La vérité est que la complaisance échoue. La seule chose que les dictateurs respectent, c’est la force. Nous ne devons donc pas leur permettre d’entretenir une atmosphère de complaisance qui s’accompagne du récit selon lequel il n’y a pas d’autre alternative qu’un ensemble d’arrangements qui conduiront au chaos. Et cela aussi, nous le savons, est faux.

Et vous n’avez pas besoin de regarder dans la boule de cristal quand vous pouvez lire le livre des 40 dernières années et plus. Le Conseil national de la Résistance iranienne est la réfutation vivante de la thèse selon laquelle il n’y a pas d’alternative. Il existe une alternative, c’est une alternative démocratique, c’est une alternative bien organisée, c’est une alternative conceptuellement cohérente, et c’est une alternative fondée sur des principes et engagée dans un programme explicite. Si vous voulez, le contrat prévu de Madame Radjavi avec le peuple iranien.

Alors, n’ayons plus ce radotage de qualité inférieure sur le fait qu’il n’y a pas d’alternative. Quel épouvantable aveu de faiblesse, d’échec, de tromperie de la part du régime qui dit qu’il n’y a pas d’alternative. Ils ne peuvent pas défendre leur propre bilan, ils ne peuvent pas défendre leur bilan économique, ils ne peuvent pas défendre leur bilan en matière de droits de l’homme, ils ne peuvent pas défendre leur bilan en tant que terroristes, tortionnaires, ravisseurs, preneurs d’otages, sur les armes nucléaires, l’oppression de leur propre peuple… de sorte qu’ils se retrouvent à dire qu’il n’y a pas d’alternative.

Il existe une alternative, et Madame Radjavi a articulé cette alternative année après année sous la forme du plan en dix points, qui concerne les droits de l’homme, l’égalité entre les hommes et les femmes, la séparation entre la religion et la politique, la passion pour protéger l’environnement et reconnaître que la démocratie signifie donner aux gens la chance de choisir qui les gouverne et, oui, la chance de temps en temps de changer ce choix.

Je veux juste conclure en disant ceci. Vous remarquerez dans le lexique malhonnête du régime iranien, ils disent qu’il n’y a pas d’opposition unie. Ils ont cessé de dire qu’il n’y a pas d’alternative significative. Ils disent qu’il n’y a pas d’opposition unie.

Eh bien, la réponse à cela est qu’il existe une alternative unie avec un soutien croissant et massif parmi le peuple iranien qui croit en la démocratie, qui croit au pluralisme, qui croit au parlementarisme, qui croit au choix, qui croit à l’égalité, qui croit dans la justice, qui croient en l’État de droit.

Il y a unanimité, c’est-à-dire un seul point de vue, qu’on ne trouve qu’au ciel ou en enfer. Bien sûr, il n’y a pas d’unanimité et on ne peut pas attendre de Mme Radjavi et de son mouvement de masse qu’ils s’unissent aux ennemis de la démocratie, aux gens qui ne sont pas favorables au pluralisme, aux gens qui ne veulent pas de changement démocratique, qui ne croient pas en l’égalité, qui ne pensent pas qu’il devrait y avoir un droit à des élections régulières et contrôlées de manière indépendante, mais parmi la masse des gens pour qui la flamme de la liberté ne s’éteindra jamais et pour qui cette flamme brûle vivement, il existe un soutien massif au changement.

J’ai souvent entendu Mme Radjavi d’elle et de ses collègues me dire qu’ils ne cherchent pas à ce que les étrangers viennent changer le régime en Iran. L’événement à Paris a été un magnifique témoignage du soutien qui existe à travers l’Europe et l’Amérique du Nord, 50 personnes ont pris la parole lors d’une conférence d’une journée en hommage à Mme Radjavi et au Conseil national. Et ce que ces gens disaient, y compris moi, c’est que ce que nous ne devrions pas faire c’est nous mettre en travers du chemin, nous ne devrions pas être un obstacle, nous ne devrions pas soutenir la dictature. Le véhicule du changement que Mme Radjavi tient à cœur est un véhicule de changement national, le peuple iranien est déterminé à choisir lui-même son avenir.

Il est temps que les forces du changement, de la démocratie, de l’État de droit, de la justice en Iran, représentées par le Conseil national et incarnées dans le leadership de Mme Radjavi, aient leur chance. Ils devraient jouir de la liberté, de la paix, de la justice, de l’état de droit dont nous jouissons depuis si longtemps et qui leur ont été trop longtemps refusés.