mardi, décembre 6, 2022
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Iran-GB: La Grande-Bretagne atteint les limites diplomatiques avec l’Iran

Tony BlairDaily Telegraph, Londres, 7 Octobre – Compte tenu que l’été dernier, huit soldats ont perdus la vie en Irak, la réaction du gouvernement a été pour le moins bizarre. Au lieu que ce soit le Premier ministre ou un membre de son cabinet qui désigne un bouc émissaire, cette tâche a été laissée à un haut responsable anonyme.

 

Mercredi, il a accusé l’Iran de fournir depuis six mois de la technologie à ceux qui ont attaqué des patrouilles dans le sud le l’Irak avec des bombes posées au bord des routes. Les engins, doté d’un faisceau infrarouge et capable de percer un blindage, ont été développés au Liban par le groupe terroriste du Hezbollah, soutenue par l’Iran. C’est seulement hier que Tony Blair a rompu l’anonymat.

 

Dans une conférence de presse à Londres avec le président irakien, Jalal Talabani, il a dit que les traces de ces nouvelles armes menaient soit à l’Iran, soit à son protégé, le Liban. Toutefois, il a ajouté qu’il restait encore à le prouver.

 

La tentative d’approche du gouvernement d’affronter l’Iran traduit ses espoirs et ses craintes. Il avait espéré qu’un “engagement constructif“ avec Téhéran, dirigé par la troïka européenne de la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne pourraient le convaincre de renoncer à son programme d’armes nucléaires. Il a longtemps redouté, et avec raison, que l’Iran et ses alliés irakiens pourraient rendre la vie impossible aux forces britanniques clairsemées à Bassora.

 

La médiation de l’U.E. s’est enlisée et les Iraniens ont été déclarés non-conformes à leurs obligations du Traité de Non-Prolifération Nucléaire par son organe de surveillance, l’Agence internationale de l’énergie atomique. Et maintenant, le gouvernement, avec encore plus d’hésitations que les Américains, a décidé de mettre en garde l’Iran de ne plus interférer avec les forces de la coalition en Irak qui opèrent sous un mandat des Nations Unies.

 

Les relations entre Téhéran et l’Occident sont au bord de la rupture. L’élection en juin du président Mahmoud Ahmadinejad a renforcé les ultras. L’homme qu’il a battu, Ali Akbar Rafsandjani, a laissé entendre que l’Iran “avance les yeux fermés vers la guerre“. Hier, George W. Bush a accusé l’Iran et la Syrie de parrainer le terrorisme et d’être aussi coupables de meurtre que les meurtriers eux-mêmes. Jack Straw, le ministre des affaires étrangères, a déclaré la semaine dernière qu’une action militaire contre de l’Iran est inconcevable. Peut-être, mais il lui reste à prouver que la diplomatie est une alternative efficace.

 

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