mercredi, février 21, 2024
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Le régime Iranien a exécuté 11 prisonniers, dont un mineur délinquant

Le régime Iran exécute massivement 11 prisonniers, dont un mineur délinquant

CNRI – Le régime fondamentaliste iranien a exécuté mercredi 11 prisonniers âgés d’une vingtaine d’années, dont au moins un qui aurait été mineur au moment de son infraction présumée. Trois autres prisonniers ont été exécutés mardi.

Les 11 victimes, tous âgés de 22 à 25 ans, ont été pendus en masse à l’aube du 25 mai dans la prison notoire de Gohardacht (Rajai-Shahr) à Karaj, au nord-ouest de Téhéran.

Parmi eux se trouvait Mehdi Rajai qui aurait été âgé de 16 ans au moment de son crime présumé.

Les noms des huit autres prisonniers seraient Mohsen Agha-Mohammadi, Asghar Azizi, Farhad Bakhshayesh, Iman Fatemi-Pour, Javad Khorsandi, Hossein Mohammadi, Masoud Raghadi et Khosrow Robat-Dasti.

Mardi 24 mai, trois autres prisonniers de la prison de Qezelhesar à Karaj ont été pendus. L’un d’eux a été identifié comme Ruhollah Roshangar, marié et père de deux enfants. Tous trois étaient derrière les barreaux depuis quatre ans.

Mercredi également, le régime des mollahs a informé sept prisonniers sunnites de Gohardacht que leurs peines d’exécution avaient été prononcées par la branche 28 du « tribunal révolutionnaire » du régime.

Les sept prisonniers ont été identifiés comme Davoud Abdollahi, Qasem Abesteh, Khosrow Besharat, Ayoub Karimi, Anvar Khezri, Farhad Salimi, et Kamran Shikheh. Tous sept étaient derrière les barreaux depuis le 7 décembre 2009.

Le régime intégriste de l’Iran a fortement augmenté son taux d’exécutions, en réalisant au moins 21 pendaisons en 48 heures la semaine dernière.

Mme Farideh Karimi, membre du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et militante pour les droits de l’Homme, a appelé mercredi à une réponse urgente des Nations Unies et des gouvernements étrangers à l’état déplorable des droits de l’Homme en Iran.

« Le nombre croissant d‘exécutions de masse en Iran au cours des dernières semaines montre clairement que le régime n’a nullement décidé de changer son honteux bilan en matière de droits de l’Homme. Toute revendication de modération sous Hassan Rohani est tout simplement un mythe. Il est grand temps que les Nations Unies et les organisations des droits de l’Homme se prononcent contre les exécutions brutales du régime des mollahs et envoyent le dossier des droits de l’Homme de l’Iran devant le Conseil de sécurité de l’ONU » a t-elle dit.

Les dernières pendaisons portent à au moins 112 le nombre de personnes exécutées en Iran depuis avril 2016. Trois des personnes exécutées étaient des femmes et deux d’entre eux seraient des mineurs délinquants.

Le régime intégriste de l’Iran a amputé au début du mois les doigts d’un homme ägé d’une trentaine d’années à Mashhad. C’est la dernière en date d’une série de sanctions draconiennes prononcées et effectuées au cours des dernières semaines.

Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a déclaré dans un communiqué le 13 avril que la tendance croissante des exécutions « visant à intensifier le climat de terreur pour freiner l’expansion des protestations de diverses couches de la société, en particulier au moment des visites de hauts fonctionnaires européens, démontre que la revendication de modération n’est rien d’autre qu’une illusion de ce régime médiéval ».

Amnesty International dans son rapport annuel du 6 avril sur la peine de mort pour l’année 2015 a écrit : « l’Iran a mis au moins 977 personnes à mort en 2015, contre au moins 743 l’année précédente ».

« L’Iran représente à lui seul 82% de toutes les exécutions enregistrées » au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, indique l’organisation des droits de l’Homme.

Il y a eu plus de 2 300 exécutions pendant le mandat de Hassan Rohani. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme en Iran a annoncé en mars que le nombre d’exécutions en Iran en 2015 était supérieur au bilan de chacune des 25 dernières années. Rohani a explicitement approuvé les exécutions comme des exemples de « commandements de Dieu » et « lois du Parlement qui appartiennent au peuple ».