lundi, juin 17, 2024
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Le chantage à la bombe nucléaire du régime iranien

Dans une récente interview avec le site Internet de l’ancien ambassadeur du régime iranien en France, Sadegh Kharazi, l’ex député Ahmad Bakhshayesh Ardestani a réaffirmé la nécessité pour le régime de se doter de l’arme nucléaire. L’interview a été publiée sur le site « Diplomatie » le 21 mai, un jour après l’annonce du crash d’hélicoptère qui a coûté la vie au président des mollahs, iranien Ebrahim Raïssi et au ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian.

Bakhshayesh Ardestani a déclaré dans l’interview : « Je pense que si nous avions atteint le point nucléaire militaire plus tôt, le regretté Amir-Abdollahian n’aurait pas été confronté à ce niveau de défis en matière de politique étrangère au cours des deux dernières années et demie. C’est pourquoi, sur la base des expériences de l’ère Zarif et de feu Amir-Abdollahian, il est essentiel d’acquérir l’arme nucléaire le plus rapidement possible afin de fournir un soutien solide aux futurs ministres des Affaires étrangères en matière de diplomatie.»

Cet ancien député, chargé de menacer une nouvelle fois publiquement du développement de l’arme nucléaire, a déclaré sur le site Diplomatie : « Le langage du dialogue, de la négociation et de la diplomatie des Occidentaux, en particulier des Américains, avec un pays doté de l’arme nucléaire est totalement différent. Lorsqu’on a demandé à Mike Pompeo, secrétaire d’État américain sous Donald Trump, pourquoi la politique de pression maximale est appliquée à l’Iran alors que la Corée du Nord connaît de multiples cas problématiques, il a répondu que la Corée du Nord est une puissance nucléaire et on ne peut pas entrer dans une crise avec un tel pays. Revenant à notre discussion, feu Hossein Amir-Abdollahian a fait de son mieux pour mettre en œuvre toutes les décisions et orientations stratégiques des autorités compétentes dans les domaines nucléaire, régional et autres domaines de politique étrangère. »

Ces dernières semaines, les responsables de l’État iranien ont eu recours à plusieurs reprises à la menace en brandissant la carte de l’arme nucléaire. Le 10 mai, Ahmad Bakhshayeshi Ardestani a déclaré au site Internet officiel Ruydad 24 : « À mon avis, nous avons obtenu des armes nucléaires, mais nous ne l’annonçons pas. Notre politique exécutive est de posséder des bombes nucléaires, mais notre politique officielle est actuellement de s’en tenir au cadre du JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action). Car lorsque des pays veulent s’affronter, ils doivent être au même niveau de prouesse. Le fait que l’Iran soit au même niveau que les États-Unis et Israël implique que l’Iran doit disposer de l’arme nucléaire. »

Malgré les appels de l’Union européenne, des États-Unis et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) exhortant le régime en Iran à abandonner ses suggestions selon lesquelles il pourrait développer des armes nucléaires, Téhéran continue de recourir au chantage nucléaire, démontrant la futilité des approches occidentales.

Kamal Kharazi, chef du Conseil stratégique des relations étrangères et conseiller du guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, a déclaré dans une interview à Al Jazeera Mubasher : « Nous n’avons pas décidé de produire des bombes nucléaires, mais si l’existence de l’Iran est menacée, nous serons contraints de changer notre doctrine nucléaire. » Il a réitéré cette déclaration quelques jours plus tard.

Plus tôt en avril, Mahmoudreza Aghamiri, professeur d’université affilié à l’État et titulaire d’un doctorat dans l’énergie nucléaire, a déclaré à la télévision d’État : « Selon la fatwa du Guide suprême, la construction d’une bombe nucléaire est religieusement interdite, mais si son opinion et sa fatwa changent, nous avons la capacité de construire une bombe nucléaire. »

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Depuis 2002, suite à la décision de la communauté internationale de réagir enfin à une série de révélations de la Résistance iranienne sur le programme secret d’armes nucléaires du régime, Téhéran a eu recours à plusieurs reprises à des menaces manifestes et à des négociations en coulisses pour exercer un chantage nucléaire. Cette stratégie vise à imposer ses exigences sécuritaires, politiques et stratégiques aux autres pays.

Malgré les démentis officiels, Téhéran envoie divers responsables faire pression sur l’Occident concernant le développement d’armes nucléaires, dans l’espoir d’obtenir des concessions tout en faisant face à de fortes pressions internes et internationales. Cette tactique vise à empêcher le régime, principal sponsor du terrorisme mondial, d’affronter son sort inévitable.