jeudi, décembre 8, 2022
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Le “Mouvement Vert” en Iran

Le comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran
Ascension et chute du “Mouvement Vert” :
une revue des faits

Introduction : Recherche de Sharam Taromsari, expert sur le Moyen-Orient, en particulier sur les affaires liées à l’Iran. Il a d’abord enseigné les relations internationales et la sécurité au Moyen-Orient à l’université de Salford (Grande-Bretagne). Il a été mandaté par BPCIF pour effectuer cette recherche.

En 2012, le régime iranien a intensifié la répression intérieure avec une augmentation du nombre d’exécutions et d’arrestations politiques ainsi qu’une répression sévère sur les médias et l’accès à l’internet. La mort sous la torture de Sattar Beheshti, un blogueur qui avait défié le régime et les prétendus réformateurs en appelant à un changement fondamental en Iran, reflète le début d’une ère nouvelle en Iran et la radicalisation des revendications de la population.

Il y a quatre ans, suite au désaccord au sein du régime apparu lors de l’élection présidentielle, les Iraniens sont descendus dans la rue pour réclamer la fin du régime, alors que les dirigeants du «Mouvement Vert» déclaraient leur fidélité à la constitution de la République islamique. Le déchaînement de violence contre le soulèvement populaire, couplée avec la position compromettante des «leaders verts» et l’incapacité des gouvernements occidentaux à se ranger du côté du peuple
iranien, ont permis au régime d’écraser le printemps en Iran.

En 2012, une chute brutale de la valeur de la monnaie et la détérioration de la situation économique, ont mené à de nouvelles manifestations demandant la fin de l’aventurisme nucléaire et de la dictature. La montée du mécontentement populaire a également contribué à l’escalade des luttes intestines au sein des institutions dirigeantes, affaiblissant le système dans son intégralité. Le conflit qui a surgi entre le Président Mahmoud Ahmadinejad et le président du Parlement lors d’une session parlementaire récente illustre la fragilité du pouvoir.

A l’approche de l’élection présidentielle de juin 2013, les responsables iraniens craignent que les querelles internes conduisent à une nouvelle explosion de mécontentement populaire, d’une ampleur cette fois insoupçonnée. Dans ces circonstances, un examen de l’ascension et du déclin du « mouvement vert » permettrait d’illustrer comment la situation s’est radicalisée en Iran, ce que les gouvernements occidentaux devraient prendre en compte dans leur politique iranienne.

L’impasse sur la question nucléaire, alors que l’Iran poursuit ses activités d’enrichissement, et le rejet par le guide suprême Ali Khamenei des négociations directes avec les Etats-Unis renforce la nécessité pour l’Occident d’envisager un changement de régime en Iran et de s’y préparer.

 

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