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La catastrophe du taux élevé de suicide en Iran

La catastrophe du taux élevé de suicide en Iran

L’Iran détient le taux le plus élevé d’immolation des femmes au Moyen-Orient, et l’âge de suicide est descendu à 12 ans.

La tendance croissante du taux de suicide parmi les différentes couches de la population iranienne et dans toutes les tranches d’âge, en particulier chez la jeune génération, est devenue une catastrophe humaine dans le pays.

Le 14 septembre, Asra Reza’i, une jeune adolescente kurde de 16 ans s’est pendue à Saqez (au Kurdistan iranien). Selon les medias officiels, le 13 septembre, en une seule journée, sept filles et garçons se sont suicidés à Téhéran, Masal, Saqez et Nahavand. Le 11 septembre, Abdolsalam Khoshaman, un étudiant kurde de 28 ans qui a été expulsé de l’université après cinq ans d’études à l’Université des Sciences médicales de Tabriz et interdit de poursuive ses études en raison de ses opinions politiques, s’est pendu pour protester contre le régime despotique des mollahs. Le 9 septembre, un soldat kurde a rejoint la litanie des suicidés pour protester contre le régime et les « châtiments excessifs administrés par le commandant de la garnison de Saqez ».

D’autres exemples choquants qui révèlent l’ampleur de la catastrophe au quotidien : L’immolation de deux frères adeptes du culte Yarasan pour protester contre les interpellation, intimidations et les menaces de mort des agents du Renseignement du régime (Kermanshah, le 13 avril) ; le suicide d’un garçon de 13 ans qui s’est jeté du pont de Rasht (le 23 avril 2017) et le suicide d’un garçon de 12 ans qui s’est pendu à Gonabad deux mois plus tôt ; le suicide d’au moins quatre personnes en une journée, notamment une fille de 19 ans à Mahabad, une femme de 25 ans à Saqez, un chômeur de 19 ans à Takab, et un homme de 44 ans à Nizam Abad de Téhéran (le 22 mai), l’immolation d’une étudiante de 17 ans de Marivan (le 27 mai) ; le suicide d’un père de famille incapable d’assurer la subsistance de sa famille, après avoir administré des pilules de riz (poison) à son fils de deux ans et à sa fille de six ans (Téhéran, le 21 juillet) ; le suicide d’un ouvrier du bâtiment à Karaj qui protestait contre le niveau insuffisant des salaires, qui s’est jeté du haut d’une grue (le 22 juillet) ; le suicide d’une fille et d’un jeune homme qui se sont jeté du pont Resalat en moins de deux heures d’intervalle (Téhéran, le 7 août) ; l’immolation de plusieurs vendeurs ambulants dont les maigres revenus sont pillées par les agents du régime ; le suicide de Seifollah Bidari, un digne enseignant de Behbahan qui a mis fin à sa vie en signe de protestation contre la pauvreté ; le suicide de Younes Afshari, un jeune homme de 26 ans originaire d’Oroumieh, qui était au chômage en dépit de ses études universitaires, et la mort d’Alireza Yavari, un pâtissier de 38 ans originaire de Golpayegan, qui s’est immolée en raison du coût élevé de la vie et de la faillite dont il a été victime. Une situation infernale imposée aux masses opprimées, en particulier dans les zones défavorisées.

Selon les rapports officiels en 2013, sur 100 000 personnes, six meurent par suicide chaque année en Iran (agence de presse officielle ILNA – 26 avril 2015), ce qui représente 5100 suicides en 2013. La plupart de ces suicides ont lieu dans les zones défavorisées de l’ouest et du sud du pays, comme Ilam, Kermanshah, Lorestan, le Kurdistan, Hamedan et le Khouzistan, parmi les femmes et les jeunes, et même parmi les enfants de 12 et 13 ans.

Selon les rapports des médias, le taux de suicide parmi les femmes est deux fois supérieures à celui des hommes en raison des politiques misogynes généralisées du régime, sans compter l’oppression supplémentaires dont elles sont victimes. Par ailleurs, beaucoup parmi elles choisissent la méthode de suicide la plus tragique, à savoir l’auto-immolation, de sorte que 40% des suicides se font par ce moyen de grande souffrance.

L’Iran des mollahs est en première position pour les immolations des femmes au Moyen-Orient (Magazine Jahan-e Sanat – 4 juin 2015).

Considérant que, d’une part, le régime théocratique interdit la publication des chiffres réels sur le taux de suicide dans le pays, et d’autre part, « pour chaque suicide réussi, 60 suicides ratés ont eu lieu (agence des Jeunes Reporters, 17 janvier 2016) », les dimensions réelles de ce fléau social peuvent être mieux mesurées.

La hausse inquiétante de suicide parmi les jeunes est le résultat du règne despotique de 38 ans du Guide Suprême, qui n’a apporté aux Iraniens que pauvreté, corruption, chômage, prostitution, toxicomanie, divorce et une tissue sociale en déliquescence.

La seule façon de sortir de ce cycle infernal de crise et de misère sociale, est de renforcer l’unité et la solidarité de toutes la population, en particulier les jeunes épris de liberté, afin de concourir au renversement de la dictature théocratique et pour construire une société libre et prospère.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 18 septembre 2017

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