lundi, novembre 28, 2022
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Iran : 10 exécutions, dont une femme, à Zahedan, Ispahan, Chiraz, Zandjan et Birjand

Iran : 10 exécutions, dont une femme, à Zahedan, Ispahan, Chiraz, Zandjan et Birjand

• Deux prisonniers amputés des doigts
• 57 exécutions en 20 jours
• Cinquième jour du rassemblement des familles des condamnés à mort

Le dimanche 11 septembre, les bourreaux des mollahs ont pendu un condamné nommé Hassan Agha Mohammadi à la prison Dastguerd d’Ispahan, et un autre, Mehdi Aghoush, à Zandjan. Le samedi 10 septembre, 5 prisonniers baloutches, dont une femme, ont été exécutés à la prison centrale de Zahedan, ainsi qu’un autre condamné baloutche à la prison centrale de Birjand. Le mercredi 7 septembre deux prisonniers ont été pendus à la prison de Chiraz. Ainsi, le nombre d’exécutions enregistrées ces 20 derniers jours est d’au moins 57 exécutions.

Par ailleurs, dans un acte criminel et médiéval, les bourreaux ont amputé de 4 doigts la semaine dernière la main de deux prisonniers, Mohammad Hosseini et Morteza Jalili, dans les prisons d’Evine et de Gohardacht. Hosseini a eu les doigts tranchés pour le vol d’un million huit cent mille tomans (environ 60 dollars au marché libre) le 26 juillet 2022. Le jugement de la 9e branche du tribunal de la province Markazi l’a condamné à avoir « les doigts de sa main droite coupés de sorte que son pouce et sa paume demeurent ». Ce jugement intervient alors que la justice des mollahs tente de dissimuler le détournement de plusieurs milliards de dollars dans la sidérurgie.

Le 23 aout, le site officiel Hamdeli écrivait : « La fraude à la sidérurgie Mobarakeh se monte à 92.000 milliards de tomans. Si le détournement de trois mille milliards de tomans de Reza Khavari avait battu le record du blanchiment d’argent, le délit de la compagnie sidérurgique équivaut à 30 de ces détournements. Dans cette affaire, 190 milliards de tomans ont été détournés pour acheter des costumes aux responsables de la politique économique. Cela se passe dans une situation où, selon les médecins, les patients leurs disent : « Ecrivez simplement 40 000 tomans de médicaments, je ne peux pas payer plus. »»

Le dimanche 11 septembre 2022, des familles de condamnés à mort ont manifesté devant le siège du pouvoir judiciaire à Téhéran pour la cinquième journée avec des slogans et des pancartes « N’exécutez pas » et « Non à l’exécution ». L’un des participants a déclaré : «Nous sommes victimes de la pauvreté. Nos proches ont été attirés sur ce chemin à cause de la pauvreté. Nous exigeons pour eux le droit à la vie. Nous ne voulons pas que quelqu’un d’autre meure. L’exécution n’est un droit pour aucun être humain. » Les forces répressives ont chargé le rassemblement des familles en battant des mères âgées et en arrêtant des jeunes. Les mères des prisonniers ont protesté contre les arrestations.

Ce régime d’exécution, de terreur et de châtiments médiévaux doit être rejeté par la communauté mondiale. Son bilan de violation brutale des droits humains en Iran doit être renvoyé devant le Conseil de sécurité des Nations unies et les dirigeants de ce régime doivent être traduits en justice pour quatre décennies de crimes contre l’humanité et de génocide.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 12 septembre 2022

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