mercredi, février 21, 2024
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Ingrid Betancourt à la conférence « Révolte en Iran, rôle des femmes et des jeunes et perspectives d’une République démocratique »

Ingrid Betancourt à la conférence « Révolte en Iran, rôle des femmes et des jeunes et perspectives d’une République démocratique »

Ingrid Betancourt a participé à une conférence intitulée « Révolte en Iran, rôle des femmes et des jeunes et perspectives d’une République démocratique ». La Conférence internationale de l’opposition démocratique iranienne, CNRI, à l’occasion du premier anniversaire du soulèvement national de septembre 2022, s’est tenue dans la capitale de l’Europe. Le 15 septembre des milliers d’Iraniens et les amis de la résistance se sont rassemblés à Bruxelles pour un grand rassemblement qui a vu d’ancien chefs d’Etat, de dirigeants politiques et de législateurs de différentes nations commémorer l’anniversaire sanglante du soulèvement de tout un peuple épris de liberté.

La Révolution démocratique iranienne a profondément ébranlé le pouvoir en place et a montré l’incurie des mollahs et l’efficacité des unité de résistance en Iran. Intitulée «Révolte en Iran, rôle des femmes et des jeunes et perspectives d’une République démocratique », le rassemblement internationale visait à attirer l’attention sur la nécessité impérieuse d’un changement de politique à l’égard du régime et à reconnaitre le droit légitime du peuple iranien, ainsi que de ses forces d’avant-garde, de recourir à la résistance pour défendre la souveraineté démocratique du nation iranienne et pour à mettre à bas ses oppresseurs.

Dans son intervention, Ingrid Betancourt, ancienne sénatrice colombienne et candidate à l’élection présidentielle, a déclaré à la conférence en présence de Maryam Radjavi et des autres intervenants :

Nous sommes ici parce que c’est la preuve de cette Résistance. Nous le voyons avec la présidente Maryam Radjavi. Le régime a intensifié la pression avant l’anniversaire des manifestations. Il arrête les étudiants et les manifestants. Il installe des caméras partout. Il tire sur les gens.

Mais il existe en Iran une unité sans précédent. Le changement de culture est frappant. C’est aussi un pont entre les générations qui vont manifester ensemble.

Il est temps de protéger les droits de chacun. Ces jeunes sont très courageux, car il est très difficile de résister et de faire face aux menaces. C’est difficile, comme le montre le nombre croissant de suicides.

Le peuple iranien a une femme qui se bat pour ses droits depuis des décennies. Cette femme, c’est Maryam Radjavi. La Résistance iranienne s’efforce d’unir le peuple. Cela fait peur au régime, c’est pourquoi il réagit de manière hystérique à tout ce qui concerne Maryam Radjavi et l’OMPI.

Aujourd’hui, nous célébrons le fait que la peur a changé de camp. Elle n’est plus dans les rues ou dans le peuple. La peur s’est emparée du régime.

Le régime s’efforce de harceler les jeunes. Le régime tente de contrer la Résistance par des mensonges, en disant par exemple qu’il y a un espoir de réforme. Il essaie de promouvoir des régimes fantoches, des personnes qui n’ont aucune présence en Iran. Ils essaient de faire croire que la Résistance est divisée. La Résistance n’est pas divisée. Elle est unie et elle est présente.

La seule chose que je veux dire, c’est qu’il n’est pas juste que la peur ait changé de camp, que le peuple n’ait pas peur et que le régime ait peur, que notre gouvernement ait toujours peur de ce régime. Comment pouvons-nous nous agenouiller devant le régime tout en appliquant des sanctions ? Ce n’est pas juste.

Tous les gouvernements occidentaux doivent mettre un terme à cette politique. Nous n’avons pas le droit de nous taire. C’est le moment où nous avons besoin que notre gouvernement se tienne sans crainte aux côtés du peuple. C’est pourquoi nous sommes ici avec vous, Maryam Radjavi, et avec le peuple, parce que vous êtes la voix du peuple. Nous ne revenons pas en arrière. Nous allons de l’avant.